LAutorité des marchés financiers (AMF) « a constaté la multiplication doffres doutils de simulation de performances futures, directement accessibles en ligne ou mis à disposition des conseillers en agences, proposées par des acteurs traditionnels ou non, en vue de la commercialisation de solutions dépargne (instruments financiers, mandats de gestion, etc.) », explique un communiqué, diffusé jeudi. Ces outils permettent à linvestisseur potentiel de « faire lui-même son propre bilan », avant de réaliser des simulations en prenant en compte ses versements habituels, son profil de risque, etc.
« Or, parfois, les éléments diffusés laissent apparaître des informations potentiellement trompeuses et/ou trop optimistes », estime lAMF, qui juge que la réglementation doit « être clarifiée ». Lautorité annonce donc le lancement dune consultation publique (1), jusquau 20 janvier 2017, sur le mode dencadrement des actions proposant ce type de simulateur sur internet. Parmi les propositions de lAMF : lextension à ces acteurs des « bonnes pratiques » déjà applicables aux conseillers financiers, le fait dopter pour les « hypothèses de marché réalistes » ou linsertion dun message standardisé de mise en garde.
Extrait du message standardisé proposé par lAMF
« Lillustration graphique présentée ne constitue pas une prévision de la performance future de vos investissements. Ce graphique est basé sur des estimations propres à la société [Nom de lacteur] et a une vocation pédagogique permettant dillustrer les mécanismes de votre investissement. ( )
Le scénario le plus défavorable ne constitue pas une mesure fiable de votre perte maximale possible ; la perte maximale est même susceptible de représenter lintégralité du capital investi. ( ) »
(1) Consultation publique accessible sur le site de l'AMF.















