Mardi, lors dune ultime lecture, lAssemblée nationale a adopté le projet de loi Sapin 2. Avec une mesure particulièrement sujette à polémique : la possibilité pour le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) de restreindre les mouvements sur les contrats dassurance-vie en cas de grave crise financière, et notamment en cas de remontée brutale des taux sur les marchés financiers.
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Dans la version finale du texte, lAssemblée a intégré une période de blocage maximale de 6 mois. Un compromis qui ne suffit pas à lAfer, la plus emblématique des associations dépargnants en France : « Lintention du ministre est louable mais larticle 21 bis [celui qui concerne le HCSF et lassurance-vie, NDLR] est funeste », « s'insurge » lassociation dans un communiqué.
Elle juge cet article « économiquement infondé », « socialement irresponsable » et « juridiquement contestable ». Sur le premier point, lAfer rappelle ainsi que les assureurs disposent de « larges réserves de capitalisation qui leur permettraient de juguler les effets dune hausse des taux ». Sur laspect juridique, lassociation estime que « cest une intrusion des pouvoirs publics dans des contrats de droit privé et une fois de plus lengagement contractuel est bafoué par la mise en place de contraintes a posteriori ».



















