Saisi sur un litige entre une banque et lun de ses clients ayant investi par erreur dans le cadre de son plan dépargne en actions un titre inéligible au PEA, le médiateur indique en effet avoir examiné le dossier sous un angle précis : « déterminer sur qui pèse la responsabilité du respect de la réglementation du PEA ». En loccurrence, sur ce point, pas de place à lambiguité : « il appartient au client de veiller, lorsquil acquiert un titre, à ce que celui-ci soit bien éligible au PEA ».
Information erronée sur le site internet
On pourra sétonner au passage de la relative mansuétude de lAMF sur le fait que « linformation qui avait été délivrée lors de lacquisition des titres était erronée : il était indiqué sur le site internet de létablissement financier que le titre était éligible au PEA ». Au moins cette erreur aura-t-elle amené à un compromis entre les deux parties : au regard du risque fiscal encouru par son client, létablissement financier sest engagé à lui verser la somme de 900 euros en léchange de quoi le client sengage à retirer la valeur inéligible de son PEA.
Car lopération, nécessaire pour éviter la requalification du Plan dépargne en actions en compte titres ordinaire (et la perte de tous les avantages fiscaux liés au PEA), nest pas anodine financièrement pour le client. Elle contraint notamment celui-ci à transférer les valeurs inéligibles sur un compte titres ordinaire et à alimenter le compte espèces de son PEA de la somme correspondant à la valeur des titres sortis. Ce qui revient, en cas de moins-value comme cest manifestement le cas de la réaliser au sein de l'enveloppe défiscalisée et de fiscaliser (dès le premier euro pour le compte titres) les plus-values ultérieures. Au final, lhistoire ne dit pas à quelle hauteur le geste de létablissement financier vient compenser le préjudice.














