« Partie prenante » des réflexions et « très active » au sein du Copiesas, le comité qui a esquissé des pistes de réforme de lépargne salariale, lAFG « approuve » les conclusions du rapport remis la semaine passée au gouvernement.
LAFG, qui représente les professionnels de la gestion dactifs, cest-à-dire les sociétés gérant des fonds placés en épargne salariale, voit notamment dun bon il le fait que ce comité propose « l'affectation par défaut naturel de lintéressement soit lépargne et non le versement immédiat ». Elle salue aussi les mesures destinées à développer lépargne salariale dans les PME.
Abonder les Perco sans versement du salarié
Mais lAFG profite surtout de son communiqué pour appuyer quelques propositions, en particulier celles relatives au Plan dépargne pour la retraite collectif (Perco). Avec une mesure mise en exergue : « moduler le forfait social [contribution à la charge de lemployeur, NDLR] pour les Perco qui accentueront linvestissement vers le financement des entreprises, en particulier des PME-ETI ». La proposition 17 du Copiesas évoque en effet un forfait social minoré en cas de « réaffectation » dune partie de lactif vers des fonds en titres de PME.
Lassociation souligne aussi que le Copiesas propose « de faciliter labondement des Perco par les entreprises sans contrepartie nécessaire dun versement du salarié ». LAFG appuie déjà ces deux propositions relatives au Perco dans une note intégrée en annexe au rapport du Copiesas.
Autre satisfaction de lAFG : la proposition de rendre la « gestion pilotée en fonction de lâge du salarié » loption par défaut du Perco, en lieu et place du placement monétaire, jugé « peu adapté ( ) à un horizon de long terme » par lAFG. Si cette proposition se concrétise, les sociétés de gestion soulignent quelles pourront gérer les actifs avec « risque dégressif au fur et à mesure de lapproche de la retraite ». A noter : la CGT se dit « défavorable » à cette mesure dans sa contribution au rapport.













