Le contrat de travail de « Mme G » prend fin en 2010. A cette date, elle dispose denviron 250 euros sur son Plan épargne entreprise (PEE). En 2014, elle constate que son épargne « a diminué de moitié » selon le médiateur de lAMF. Pourquoi ? Le teneur de compte de son PEE lui indique « que des frais de tenue de compte lui sont prélevés annuellement, depuis son départ de lentreprise, sur ses avoirs par prélèvement de millièmes de parts ». Une surprise, pour « Mme G », puisque « les frais de tenue de compte sont généralement pris en charge par lemployeur », du moins « tant que lépargnant est salarié ».
Face à léchec de sa réclamation, « Mme G » contacte la médiation de lAMF. Le médiateur, Marielle Cohen-Branche, na pu « prescrire une recommandation favorable » à cette requête. Elle laisse cependant entendre que la faute nincombe pas totalement à « Mme G », regrettant « que linformation relative aux frais prélevés ne soit pas apportée au salarié par exemple sur le bulletin doption, cest-à-dire au moment clé où il pourrait arbitrer, au vu de ces frais, de conserver ou non son épargne sur ce compte ».
Dans ce cas précis, le PEE de la société où travaillait « Mme G » en 2010 « prévoyait que linformation relative à la tarification était à la charge de lancien employeur ». Or, si la grille de tarification était bien disponible sur le site du teneur de compte, le médiateur na pas pu vérifier si lemployeur a « rempli ses obligations » en livrant un livret dépargne salariale à « Mme G » au début et à la fin de son contrat. Car ces obligations relèvent du droit du travail, et sortent donc du cadre des prérogatives de l'AMF.
Faire « évoluer » la réglementation
Le médiateur sappuie sur le cas de « Mme G » et sur un second cas relatif aux frais de clôture dun PEE pour souligner « lincompréhension de la législation applicable et linsuffisante information des épargnants sur ces frais ».
Alors quune réforme de lépargne salariale se profile, puisquelle doit être intégrée au projet de loi pour lactivité attendue à la mi-décembre en conseil des ministres, Marielle Cohen-Branche souhaite que la « législation puisse évoluer ». Elle espère notamment « quà lavenir la règlementation exige une meilleure visibilité » des frais relatifs aux dispositifs dépargne salariale.















