Financière de l’Echiquier est une société de gestion de portefeuille indépendante qui compte plus de 6 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Elle propose plus d’une dizaine de fonds aux institutionnels et conseillers en gestion de patrimoine mais pas seulement : les particuliers représentent 11% de leurs clients. Ils sont la cible des derniers spots télévisés de la société de gestion, diffusés notamment sur des chaînes d'information, et peuvent souscrire à ces fonds via des contrats d'assurance-vie, PEA et comptes-titres. Benjamin Canlorbe, responsable des relations partenaires Financière de l’Echiquier, revient sur cette campagne publicitaire. Interview.

Financière de l’Echiquier a diffusé une campagne publicitaire sur internet et certaines chaînes de télévision et de radio. Pourquoi vous êtes-vous lancés dans cette stratégie de communication destinée au grand public ?

« Pendant longtemps, Financière de l’Echiquier était très peu présente dans les médias. Nous pensions pour vivre heureux, vivons caché. C’est en 2007 que nous avons fait un premier essai de publicité. Puis en 2010, nous avons décidé de quitter les médias papier pour investir la télévision et la radio, où nos concurrents étaient peu présents. Nous avons donc diffusé plusieurs spots sur ces deux médias. L’expérience a été concluante et renouvelée avec plusieurs vagues, en 2012 et 2013, sur des chaînes ciblant un public potentiellement intéressé par nos produits. »

Quel est le retour de ces campagnes publicitaires ?

« Nous avons fait une étude de notoriété. Ces campagnes ont permis de faire connaître notre nom mais il nous reste encore un travail de pédagogie à effectuer : nous devons expliquer ce que nous proposons et faisons exactement. C’est aussi pour cela que nous adaptons le message de nos campagnes d’année en année. »

Vos spots télé vantent votre méthode de travail. Quelle est-elle ?

« La plupart des grandes institutions pratiquent une gestion très benchmarkée. A l’inverse, nous avons pris très tôt nos distances vis-à-vis des indices boursiers. Notre méthode de gestion est fondée sur la connaissance approfondie des entreprises dans lesquelles nous investissons, ce qui permet de s’affranchir des humeurs des marchés. Nous avons totalement intégré à notre méthode de travail la visite directe des entreprises par nos équipes de gestion. »

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Concrètement, comme cela se passe-t-il ?

« Systématiquement avant d’investir dans une société, nous allons visiter son site, effectuons des one-to-one avec la direction, assistons aux assemblées générales, aux réunions financières, etc… partout dans le monde. Nous sommes basés en France mais avons mis en place un programme de recherche très innovant pour nourrir nos investissements internationaux : les bureaux nomades. Une partie de notre équipe est régulièrement délocalisée pour des périodes de deux mois environ dans de grandes places financières, afin de mieux comprendre les dynamiques locales et identifier de nouvelles opportunités d’investissement. »

Avec cette manière de faire, vos équipes ne risquent-elles pas d’être trop impliquées, trop subjectives ?

« Non au contraire. Je pense que l’on peut développer une meilleure vision lorsque l’on est sur le terrain, plutôt que depuis Paris. C’est un avantage, plus qu’un inconvénient. D’autant plus que lorsque nos gérants sont en immersion pendant deux mois, ils communiquent en permanence avec le reste de l’équipe ce qui permet aussi de garder une approche objective. »

Financière de l’Echiquier a-t-elle subie une baisse d’activités ? Ressentez-vous la crise ?

« Curieusement non, parce que nous sommes revenus aujourd’hui à nos plus hauts niveaux historiques, en dépassant le pic de juin 2007. La crise financière a été très largement absorbée, nous en sommes sortis renforcés. »