Le chiffre d'affaires du marché des assurances en France était en baisse de 8% à fin mars, entraîné par le fort ralentissement de l'assurance-vie et malgré la bonne dynamique de l'assurance dommage, selon des chiffres publiés lundi par les deux principales fédérations d'assureurs.

Sur le premier trimestre, l'assurance de personnes, qui inclut l'assurance-vie, est en repli de 12%, selon des chiffres publiés par l'Association française de l'assurance (AFA), qui regroupe la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) et le Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema).

La seule assurance-vie, qui pesait en 2010 près de 70% des revenus de l'assurance, accuse un recul de 13%. Ce ralentissement intervient alors que les rendements des contrats ont été en baisse en 2010, que le taux du Livret A est reparti à la hausse et qu'une réforme de la fiscalité du patrimoine est en cours. « Du fait des incertitudes sur sa fiscalité, l'assurance-vie a connu un début d'année difficile », indique l'AFA dans le communiqué.

L'assurance-vie cache le « bon démarrage de l'assurance de biens et de responsabilité »

Les mauvais chiffres de l'assurance-vie ternissent le bon démarrage de l'assurance de biens et de responsabilité, qui a connu une hausse de 3,5% de son chiffre d'affaires sur les trois premiers mois de 2011. L'assurance dommage est tirée par la progression de 4,5% de l'assurance automobile et de 6,5% de l'assurance habitation. Automobile et habitation profitent des hausses de tarifs pratiquées depuis le début de l'année par l'ensemble des acteurs de la profession.

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L'AFA souligne que « contrairement aux deux années précédentes, le premier trimestre 2011 n'a pas connu d'évènement climatique d'envergure ».Selon l'association, c'est « une bonne nouvelle pour le secteur dont les mauvais résultats techniques avaient nécessité cette année une révision des tarifs à la hausse, principalement en auto et en MRH (habitation) dans un environnement pourtant très concurrentiel ».

L'AFA relève néanmoins la forte hausse des cambriolages des résidences principales (+10,4% au premier trimestre), qui « va se répercuter sur les fréquences (de sinitres en) MRH ».