L’once d’or a atteint mercredi un record historique en dépassant les 1.150 dollars. Une flambée qui s’explique à la fois par la faiblesse du dollar et par les achats massifs venus des banques centrales asiatiques.

La faiblesse persistante du dollar et les achats de métal précieux par les banques asiatiques ont eu un effet immédiat sur les cours de l’or. Mercredi, l’once a en effet dépassé pour la première fois les 1.150 dollars. Une progression qui est allée crescendo ces derniers jours. Le métal précieux avait dépassé le seuil symbolique des 1.100 dollars le 6 novembre et les 1.140 dollars lundi. A Londres, au London Bullion Market, le cours de l'or a atteint en séance jusqu'à 1.152,85 dollars, un nouveau record historique. A New York, sur le Comex, l'once pour livraison en décembre, a touché 1.153,4 dollars, là aussi du jamais vu.

Un placement refuge

"Comme tous les actifs à risques, l'or bénéficie de la faiblesse du dollar, mais il est aussi un placement refuge pour les investisseurs inquiets de la sécurité d'autres devises", explique David Morrison, de la société GTF. "On voit aussi les prix de l'or grimper parce que les banques centrales deviennent acheteuses nettes d'or, après avoir été vendeuses nettes pendant plus de 20 ans", ajoute-t-il. Illustration avec la banque centrale de l’Ile Maurice, qui, selon le FMI, a acheté deux tonnes d’or.

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200 tonnes achetées par l'Inde

L'Inde a même acheté 200 tonnes d’or au FMI. Une quantité qui représente la moitié des 403,3 tonnes que le Fonds monétaire international voulait vendre d’ici quelques années. Le Sri Lanka annonce également son intention d’acquérir de l’or. Apparemment, ce n’est pas fini selon Aram Shishmanian, directeur du Conseil mondial de l’or : « d’autres banques centrales en Asie et ailleurs vont maintenant annoncer une augmentation de leurs avoirs en or ».