« Le partage de la valeur est une conviction ancienne pour moi », a assuré l'ancien patron du groupe de distribution Système U : « le capitalisme doit être plus partageur et le profit doit profiter mieux à tous », a-t-il déclaré lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député Liot Stéphane Viry.

Celui-ci souhaitait savoir pourquoi cette proposition de coup de pouce au pouvoir d'achat, évoquée dès octobre par M. Papin et détaillée lundi par son cabinet - qui évoquait une prochaine mise en vigueur par décret - fixait des limites de retrait à 2.000 euros défiscalisés, pour les salariés payés moins de deux Smic.

M. Papin a remarqué qu'ils auraient « l'occasion après le budget de débattre sur cette question ensemble », et que « ce qu'il propose aujourd'hui est une première étape pour répondre au constat que la France a le record d'Europe du taux d'épargne et une consommation atone ».

M. Papin a en effet rappelé qu'une proposition de loi à visée similaire, portée par la députée Droite républicaine Sylvie Bonnet, et cosignée notamment par M. Viry, allait être « prochainement débattue », normalement le 14 janvier devant la commission des Affaires sociales puis le 22 janvier en séance publique.

Or cette proposition « portant déblocage exceptionnel de la participation et de l'intéressement en 2026 » prévoit pour sa part un plafond de retrait de 50.000 euros, sans critère de salaire.

« Profitons de ce débat parlementaire pour retenir les bons critères pour que ce dispositif joue pleinement son rôle sans déstabiliser les finances des entreprises et qu'il puisse servir immédiatement aux Français », a conclu M. Papin.