La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a fait savoir ce mercredi qu'elle proposait une hausse de 3,89% TTC des tarifs réglementés de vente d'électricité en France à compter du 1er août.

Conformément au code de l'énergie, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) propose une hausse des tarifs réglementés de vente d'électricité (TRVE) de 3,89% TTC par rapport aux tarifs actuellement en vigueur.

Pour motiver cette décision, la CRE met en avant trois points dont une hausse au 1er août de 2,26% des Tarifs d'utilisation des réseaux publics de distribution d'électricité (TURPE) ou encore « le rattrapage sur six mois des coûts non couverts par les TRVE sur le mois de janvier 2022. »

Le gouvernement peut refuser l'évolution

Si elle venait à être acceptée, la hausse s'appliquerait à compter du 1er août 2022. Toutefois, l'État pourrait bien mettre son grain de sel. En effet, la CRE rappelle que le gouvernement « conserve la possibilité de s'opposer aux propositions motivées de TRVE de la CRE dès lors que celles-ci excèdent de plus de 4% les tarifs applicables au 31 décembre 2021. »

Or, une hausse de 4% TTC avait déjà eu lieu le 1er février 2022. Dès lors, le gouvernement peut fixer de nouveaux tarifs à un niveau inférieur ou même refuser l'évolution proposée par la CRE.

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Cette dernière estime cependant que « même ajoutée à la hausse de 4% TTC réalisée le 1er février 2022, la hausse proposée de 3,89% TTC reste modérée par rapport à la proposition de la CRE de +44% HT, soit +35% TTC, faite en janvier dernier. Cela démontre l'efficacité des mécanismes mis en place par le gouvernement pour l'année 2022 au bénéfice des consommateurs. »