Tempo : cest le nom dune des options tarifaires proposées par EDF sur son tarif réglementé de lélectricité - le fameux « tarif bleu ». Son principe : encourager les consommateurs à limiter leur usage de lélectricité au moment des pics de consommation, de façon à soulager le réseau. Une stratégie qui a un nom : leffacement tarifaire.
Pour y parvenir, EDF différencie dans cette option le prix du kilowatt-heure (kWh) selon les jours de lannée. Ces derniers sont classés en 3 catégories : rouges, blancs et bleus. Les jours blancs et surtout bleus, les client payent leur électricité moins cher ; les jours rouges, ils la payent beaucoup, beaucoup plus cher : 0,637 euro TTC le kWh en heures pleines, contre 0,158 euro pour les abonnés au tarif de base. Prévenus en amont, sur leur compteur ou leur smartphone, ils sont ainsi encouragés à limiter leur consommation ces jours de pic, en reportant par exemple une lessive à plus tard, en utilisant moins deau chaude ou en baissant leur chauffage. Au total, les abonnés Tempo bénéficient, du 1er septembre au 31 août de lannée suivante, de 300 jours bleus, contre 43 jours blancs et 22 jours rouges.
Un effacement tarifaire devenu peu utile
Dans le contexte de la crise du coronavirus, ce fonctionnement va toutefois être mis entre parenthèses. La Commission de régulation de lénergie (CRE) vient en effet de demander à RTE, le gestionnaire du réseau, de ne plus « tirer » de jours rouges dici la fin du mois de mars, et sans doute plus. « Les jours rouges qui seraient déterminés par lalgorithme de sélection des jours Tempo dici à la fin de la période seront transformés en jour blanc », détaille la CRE dans un communiqué.
Pourquoi cette décision ? Tout simplement parce quavec le confinement et la fermeture de la plupart des commerces et des entreprises, la consommation délectricité a fortement chuté, de 15% en moyenne par rapport à un mois de mars habituel. Dans ce contexte, « le recours aux effacements tarifaires pour limiter les pointes de consommation apparaît désormais peu utile et pourrait, au surplus, entraîner une augmentation des factures des consommateurs concernés », explique la CRE.
















