Cest une des conséquences attendues des mesures de restriction prises par le gouvernement depuis jeudi, pour contenir lavancée de lépidémie de Covid-19 : hier, la consommation délectricité était en baisse de 10% par rapport à un lundi habituel de mars, selon RTE. « Cela tient à la fermeture des commerces et autres lieux publics », explique la direction du gestionnaire du réseau de transport d'électricité : même si la consommation électrique augmente dans les foyers, elle ne compense pas la consommation habituelle dans les magasins et sur les lieux de travail. Et cela devrait encore saccentuer dans les jours à venir, avec le durcissement des consignes de confinement et la fermeture de nouvelles entreprises.
« Le coronavirus na pas dimpact » sur le fonctionnement du réseau
Cela reste une angoisse, toutefois, pour les millions de Français cloîtrés chez eux : y a-t-il un risque de coupures délectricité ? Dans quelle mesure, RTE (en charge du réseau), Enedis (de lacheminement) et EDF (de la production et de la commercialisation) sont-elles affectées par le coronavirus ?
Les entreprises concernées se veulent très rassurantes. « Le réseau fonctionne, tout a été mis en uvre pour permettre la continuité du service tout en assurant la pleine sécurité des salariés. La France continue même dexporter de lélectricité », explique ainsi la direction de RTE, qui a déclenché dès dimanche son plan de continuité dactivité (PCA) : « Le coronavirus na pas dimpact sur notre fonctionnement. Si cela devrait être le cas, nous sommes prêts ».
En amont, le travail des agents chargés dentretenir le réseau avait déjà été réorganisé pour éviter une épidémie au sein des équipes : « Nous avons veillé à ce quils aient moins de contacts entre eux : certains métiers ne vont plus à la cantine, par exemple, depuis 15 jours. Ils sont également équipés de masques et encouragés à respecter les distances de sécurité », détaille RTE.
Même ton rassurant du côté dEnedis, qui a également déclenché hier son PCA, après avoir mis en place dès le 1er mars dernier une cellule de crise nationale. Objectif là encore, maintenir les services essentiels : « la conduite des réseaux, le dépannage 7 j/7 24h/24, les urgences vitales et la continuité dalimentation des sites sensibles comme les hôpitaux », détaille un communiqué.
Pas de centrales nucléaires à larrêt
Reste EDF. Hier, lentreprise a déclenché le plan pandémie dans sa centrale nucléaire de Flamanville, en Normandie, selon une information du Parisien. Une mesure destinée là aussi à assurer la continuité du service en cas dépidémie, puisquelle permet notamment de limiter le nombre de travailleurs présents sur le site en même temps, et donc les risques de contagion. Dautres centrales, parmi les 19 en activité, pourraient suivre dans les jours et semaines à venir, en fonction de lévolution de la situation de lépidémie. En attendant, il ny a « pas de centrales nucléaires à larrêt en raison du coronavirus, ni dépidémie au sein des équipes », assure la direction de RTE. Et ce risque semble aujourdhui écarté.



















