Selon la Fédération des Associations générales étudiantes, la rentrée universitaire revient à plus de 2 300 euros. Pour financer cette somme rondelette puis leurs dépenses ultérieures de vie courante, les jeunes bacheliers peuvent solliciter des bourses étatiques, via le Crous, ou locales.

A côté des primes offertes par certaines banques pour récompenser l’obtention du baccalauréat, les jeunes diplômés peuvent activer d’autres leviers pour récupérer un peu d’argent en prévision de leur entrée à la Fac, en IUT ou encore en écoles.

L’aide du Crous sur critères sociaux

La première porte à laquelle frapper est étatique. En effet, les élèves modestes peuvent prétendre à une bourse de l'Etat sous conditions de ressources. C’est de là que vient l’expression être boursier. Son obtention nécessite d’être âgée de moins de 28 ans lors de sa première demande, de poursuivre ses études, et de justifier de revenus modestes compte tenu de sa situation familiale.

Le niveau de l’aide dépend en effet des revenus du foyer, de sa composition (concrètement si l’étudiant a des frères et sœurs) ou encore de la distance qui sépare l'étudiant de son lieu d’études. En fonction de ces paramètres, l'élève est associé un échelon allant de 0 bis à 7, correspondant à un montant de bourse. A l’heure actuelle, le montant des bourses sur critères sociaux est inconnu pour l’année 2021-2022. L’an passé, l’arrêté fixant les montants avait été publié fin juillet. Versés en 10 mensualités, ils variaient de 1 032 euros annuels pour l’échelon 0 bis à 5 679 euros pour l’échelon 7.

Modalités pratiques, pour demander cette bourse étudiante sur critères sociaux, le jeune bachelier doit constituer un Dossier social étudiant ou DSE dans le jargon. Ce dossier numérique est aussi un prérequis pour demander un logement dans une résidence du Crous. Normalement, il doit être envoyé avant le 15 mai pour en profiter l'année scolaire suivante. Toutefois, il est possible de dépasser cette date, mais le DSE sera alors traité au fil de l’eau, après ceux ayant respecté les délais, ce qui risque donc de retarder le versement de la bourse.

En plus du montant correspondant à leur échelon, les bacheliers boursiers ayant obtenu le BAC avec une mention « très bien » reçoivent un versement complémentaire appelé « aide au mérite ». Elle s’élève à 900 euros depuis 2015. Précédemment, cette bourse « au mérite » atteignait 1 800 euros par an.

Consulter : Prêt étudiant : emprunter à moins de 1% c'est possible, mais pas sans vigilance

Découvrez les meilleures cartes bancaires gratuites grâce à notre comparatif

Les bourses locales au mérite

Mais il n’y a pas que l’Etat qui donne un coup de pouce aux lycéens ayant obtenu la mention « très bien » au baccalauréat. Les collectivités locales (mairies, départements ou régions) déploient également leurs propres aides à destination des bacheliers ayant eu de très bons résultats. Pour cette session du BAC 2021, c’est le cas notamment de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui réitère cette année encore son opération. Sa bourse régionale « au mérite » s’élève à 500 euros et est offerte aux lauréats au BAC, mais aussi au CAP et au BP, ayant obtenu au moins 16 sur 20. La demande s’effectue en ligne avant le 31 octobre 2021.

Depuis 2016, la Région Ile-de-France délivre aussi une bourse pour les Franciliens boursiers ayant décroché leur baccalauréat avec la mention « très bien ». Elle est maintenue pour l'année 2021-2022. Entre 2016 et 2020, 8 543 bacheliers ont obtenu cette aide de 1 000 euros. Celle-ci est habituellement versée au cours du second semestre universitaire, ce, par le Crous de Paris à qui la région a délégué la gestion de son aide au mérite. Crous oblige, son déblocage nécessite, là encore, de déposer un Dossier social étudiant.

Il ne s’agit que de quelques exemples d’aides octroyées par les collectivités territoriales. Dans votre région, votre département ou votre commune, il est possible que des versements spécifiques soient mis en place pour les nouveaux bacheliers.

Voir notre comparateur des banques pour étudiants