Certains Français, inquiets de l’épidémie de coronavirus, semblent avoir commencé à faire des stocks alimentaires. Le nombre des retraits aux drives du réseau Intermarché, par exemple, a récemment explosé de 30% !

Le phénomène est bien connu. Il intervient par exemple à la moindre annonce de blocage de dépôt pétrolier. La pénurie intervient alors, non pas en raison du blocage en lui-même, mais de l’afflux soudain de consommateurs se précipitant à la pompe à essence pour faire un plein, histoire de ne pas être pris de court.

Ce phénomène pourrait-il se reproduire dans le cadre de l’épidémie du nouveau coronavirus COVID-19, qui s’est intensifiée ces derniers jours en France ? C’est déjà le cas, en tous cas, pour les gels hydroalcooliques et les masques, pourtant peu utiles pour éviter la contamination, qui sont déjà en rupture de stock un peu partout en France.

Des rayons vides déjà signalés

Une autre pénurie, toutefois, pourrait être beaucoup plus problématique : celle de produits alimentaires de première nécessité. Selon Les Echos, certains Français auraient déjà commencé à faire des provisions en prévision d’une intensification de l’épidémie qui pourrait les contraindre à rester chez eux.

Des rayons vides de pâtes, de riz et de conserves ont déjà été signalés, notamment dans les zones où se concentre actuellement l’épidémie - l’Oise notamment -, mais aussi en région parisienne et lilloise. Autre signe de la psychose croissante : le patron d’Intermarché, Thierry Cotillard, a constaté une hausse de 30% des retraits de courses dans les drives du réseau. Une solution qui permet d’éviter de se mêler à la foule des hypermarchés.

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Aucune raison de faire des stocks

C’est donc bien l’attitude des consommateurs paniqués qui risquent de créer des pénuries. Car pour le reste, le nouveau coronavirus COVID-19 ne perturbe pas l’approvisionnement des magasins, rassure la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), qui réunit la plupart des enseignes de grande distribution.

Il n’y a donc aucune raison actuellement de faire des achats de précaution. « Pour ce type de produits (…), la France n’est pas dépendante de l’extérieur, comme elle l’est comme pour les médicaments, ou les composants électroniques », explique ainsi Franceinfo. Il n’est pas question, non plus, de fermer les hypermarchés, qui ne sont pas concernés par l’interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes.