1,5 million deuros : cest la somme récoltée en 5 jours par La France Insoumise grâce à son « emprunt populaire », destiné à financer sa campagne pour les élections européennes du 26 mai. Des centaines de sympathisants se sont ainsi connectés sur une plateforme conçue pour loccasion, Finactions, pour prêter de largent au parti politique. « Ces prêts seront intégralement remboursés après les élections européennes », a promis Jean-Luc Mélenchon, le patron de LFI, dans un communiqué transmis à lAFP.
Pour la campagne menée par Manon Aubry, sa tête de liste aux européennes, La France Insoumise a estimé quelle avait besoin de 4 millions deuros. Une somme quelle na pas été en mesure de récupérer intégralement grâce à des crédits bancaires traditionnels. Doù le choix de cet emprunt populaire, dont le montant est limité par la loi à 2 millions deuros, mais qui va lui permettre dassurer « son indépendance face aux banques », explique LFI.
Le RN va imiter LFI
La France Insoumise est loin dêtre le seul parti politique à rencontrer des difficultés pour financer sa campagne. Cest également le cas de plusieurs « petites » listes (Génération.s, Debout La France, UDI, etc.) - pas assurées datteindre le seuil des 3% permettant de voir ses dépenses remboursées - mais aussi dun autre poids lourd de lopposition, le Rassemblement national (ex Front national).
Ce dernier va dailleurs prendre exemple sur LFI en lançant à son tour un emprunt direct auprès des Français, tout comme Génération.s, le mouvement de lancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon. Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Philippe Poutou, lui, a également tenté de financer sa campagne grâce à une souscription avant de renoncer à présenter une liste, faute de moyens.
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