Cest une très mauvaise nouvelle qui se trame pour des millions de ménages. Mais aussi pour le gouvernement qui avait annoncé, face à la fronde des Gilets jaunes, un gel des tarifs délectricité jusquau printemps. Le tarif réglementé pourrait en effet grimper de 5,9% à partir du 1er juin pour les 25 millions de foyers abonnés au tarif bleu d'EDF et également pour plus de trois millions de petits professionnels.
Selon le calcul effectué par Les Echos, cette hausse représenterait un surcoût denviron 85 euros par an pour un foyer chauffé à l'électricité. Elle atteindrait 25 euros pour les ménages se chauffant avec une autre énergie.
La décision nest pas encore actée, mais cest ce que vient de préconiser la commission de régulation de l'énergie (CRE). Une recommandation qui sexplique, selon le gendarme du secteur, par laugmentation des prix de lélectricité sur les marchés de gros.
La CRE, qui reçoit aujourdhui les associations de consommateurs et les opérateurs délectricité, selon les informations dEurope 1, doit rendre une proposition finale à lexécutif dans les jours à venir. Ce dernier aura trois mois pour dire sil laccepte ou pas. En cas de refus, les fournisseurs auraient tout le loisir dattaquer la décision devant le Conseil dEtat, avec le risque que les consommateurs se voient imposer un rattrapage.
Un casse-tête pour le gouvernement qui pourrait atténuer la revalorisation des tarifs en réduisant (un peu) les taxes (CSPE, TVA, CTA ). Celles-ci représentent tout de même 37% de la facture. Une solution qui a quand même un gros inconvénient : faire rentrer moins dargent dans les caisses de lEtat. Et qui pourrait encore défavoriser EDF par rapport aux opérateurs alternatifs, qui pratiquent des tarifs remisés par rapport au tarif réglementé.













