Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, a estimé vendredi que le prochain gouvernement serait « redevable » à son prédecesseur du rétablissement des comptes sociaux, lors de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2017.

« Quel qu'il soit, le gouvernement qui présentera la prochaine loi de financement de la sécurité sociale sera redevable à l'égard de celui qui l'aura précédé », a déclaré Christian Eckert, s'exprimant au côté de la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine. « Le retour à l'équilibre financier dès 2017, certains peut-être n'y croiront pas tellement ils sont habitués à voir se creuser le trou de la Sécurité sociale », a ajouté le secrétaire d'Etat, invitant à ne pas « céder au fatalisme ».

« Depuis l'an dernier déjà le trou ne se creuse plus », a-t-il souligné. Fin 2015, la dette sociale, c'est-à-dire la dette résultant de l'accumulation des déficits annuels de la Sécu, s'est établie à 156,4 milliards d'euros, enregistrant son premier reflux (-2,1 milliards d'euros) depuis 2001, selon la Cour des comptes.

La dette devrait « être effacée en 2024 »

En 2017, le déficit de la Sécu doit s'établir à 4,2 milliards d'euros, selon le projet de budget du gouvernement, contre 7,1 milliards en 2016. Il recouvre le déficit du régime général des salariés (maladie, retraites, famille, accident du travail), qui s'établira à 400 millions d'euros de l'équilibre, et du fonds de solidarité vieillesse (FSV, qui verse les cotisations retraite des chômeurs et le minimum vieillesse), maintenu à 3,8 milliards d'euros.

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« Notre objectif est aussi de réduire le déficit du FSV », a assuré Christian Eckert, tablant sur un retour à l'équilibre en 2020. La dette devrait quant à elle « être effacée en 2024, et même peut-être encore plus tôt si les choses continuent de s'améliorer », a-t-il estimé.