Le groupe BPCE a enregistré un bénéfice net en hausse de 15% au deuxième trimestre, à 772 millions d'euros, soutenu par une progression de son activité. Sa filiale cotée Natixis a dégagé pour sa part un bénéfice net de 267 millions d'euros, en hausse de 4%, mais qui ne tient pas compte de l'impact négatif de la réévaluation de la dette propre (-20 millions d'euros).

Les résultats des groupes sont en données pro forma de l'opération de cession des certificats coopératifs d'investissement (CCI) détenus par Natixis dans les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires, finalisée début août. BPCE, qui coiffe les Caisses d'Epargne et les Banques populaires, avait annoncé fin février cette opération qui vise à simplifier les liens qui l'unissent à sa filiale cotée sous forme de participations croisées.

Le groupe a également renforcé sa solidité financière, en faisant grimper son ratio de fonds propres « dur » (apports des actionnaires et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) à 9,5% fin juin, selon le mode de calcul qu'imposeront les normes internationales de Bâle III début 2019. Celui de Natixis s'établit à 9,7% à fin juin.

BPCE fait en outre état d'un ratio de levier (bilan rapporté aux fonds propres) « supérieur à 3% », seuil exigé par Bâle III à partir de 2018. Le coût du risque (provisions pour risque d'impayés) est en légère hausse, à 534 millions d'euros chez BPCE et à 96 millions d'euros chez Natixis.

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Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) de BPCE a augmenté de 4,2%, à 5,76 milliards d'euros (données pro forma). Il a atteint 1,78 milliard (+2% en données pro forma) dans la filiale cotée.