Réforme du permis de conduire : acte 2 ! Après avoir annoncé en mai 2019 une série de mesures (gratuité du code dans le cadre du service national universel, développement de lapprentissage sur boite automatique ) visant « une baisse de coût du permis allant jusquà 30% », le gouvernement met les bouchées doubles sur la mise en concurrence des auto-écoles. Pour ce faire, il compte sur la mise en place dun contrat-type à partir du 1er juin prochain. Cette initiative émane du Conseil national de la consommation où siègent notamment des associations de consommateurs dont lUFC-Que Choisir.
Lobjectif de ce contrat-type est d« éviter aux consommateurs des facturations indues », peut-on lire dans le communiqué de presse du ministère de lEconomie. Dans le détail, il est censé empêcher les auto-écoles de faire payer des opérations qui doivent être effectuées sans contrepartie, comme le transfert dun dossier dune auto-école à lautre ou la présentation à lexamen. Or, actuellement, des abus sont régulièrement constatés par la Répression des fraudes. Ainsi, daprès une enquête menée en 2018, 59% des 607 auto-écoles contrôlées, déjà épinglées lannée précédente, présentaient à nouveau une ou plusieurs anomalies, principalement liées au non-respect de la publicité des prix (1).
12 000 auto-écoles concernées
En outre, la standardisation des termes employés dans le contrat devrait également faciliter la comparaison des offres. L'entrée en vigueur de ce contrat-type nécessite toutefois la parution dun décret dapplication. Daprès le ministère de lEconomie, celui-ci est prêt : « Bruno Le Maire a annoncé quil avait signé aujourdhui le décret prévu par la loi afin que le contrat-type puisse sappliquer dans les 12 000 auto-écoles à partir du 1er juin 2020 », expliquait le 19 février Bercy.
Chaque année près de 2 millions de candidats se présentent à lépreuve de la conduite et 1,6 million à lexamen théorique du permis. En moyenne, ils se sont, en amont, acquittés de 1 800 euros pour apprendre à conduire.
(1) Résultats 2018 de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes.
















