Les députés ont repris lundi matin, notamment par un volet consacré aux outre-mer. Ils ont adopté des amendements visant notamment à développer les Ehpad à vocation sociale et à lutter contre les restrictions géographiques d'accès à certains contenus audiovisuels.
Karine Lebon (groupe communiste et ultramarin) a alerté sur les difficultés d'accès au logement dans les territoires ultramarins, rappelant la forte proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Elle a enjoint au gouvernement de conserver dans sa copie finale son amendement sur l'accession sociale à la propriété, adopté chaque année depuis 2024 mais jamais conservé dans la version finale.
Comme souvent dans cette dernière année de quinquennat, les débats ont tourné à la critique de la politique économique macroniste, après la publication par l'Insee de mauvaises nouvelles pour la croissance.
Jean-René Cazeneuve (Renaissance) s'est évertué à la défendre, arguant que les baisses d'impôt sur les entreprises avaient accompagné une croissance supérieure en France qu'en Europe, jusqu'en 2022, et que c'est le ralentissement de ces baisses et l'instauration d'une surtaxe sur les entreprises qui avaient coïncidé avec la dégradation économique. « Le bénéfice de cette politique de l'offre était absolument réel », a-t-il lancé.
A l'inverse, le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel a dénoncé la « politique d'austérité » ayant pesé sur les dépenses publiques et le pouvoir d'achat. « Les salaires dans ce pays n'augmentent plus depuis des années », a-t-il lancé, appelant l'exécutif à actualiser son projet de budget, avec de nouvelles prévisions de croissance pour 2027.
« Davantage d'efforts » budgétaires
Vendredi, le ministre des Comptes publics David Amiel a prévenu qu'il faudrait faire « davantage d'efforts » budgétaires que ceux prévus dans le texte initial. Lundi, les députés de gauche ont fait adopter, contre l'avis du gouvernement, deux amendements LFI visant à permettre à l'État de prendre des participations dans ArcelorMittal et Vinci Autoroutes, avec l'abstention du RN.
Peu nombreux, les députés du camp gouvernemental s'y sont opposés. Dans un hémicycle clairsemé, les députés votent des mesures qu'ils savent peu susceptibles de perdurer, compte tenu du rejet probable du budget, et d'un recours au 49.3 ou aux ordonnances. Les débats se poursuivent toute la semaine, avant un vote prévu mardi prochain sur le volet recettes.



















