« Dans ce budget, il n'y a aucune main tendue, il n'y a absolument rien qui nous permette d'aller chercher un compromis », a affirmé devant la presse Estelle Mercier, députée PS cheffe de file sur le budget de l'Etat pour son groupe. « La discussion risque d'être quand même très difficile », a ajouté l'élue de Meurthe-et-Moselle depuis l'Assemblée nationale, un signal négatif pour le gouvernement qui devra peut-être compter sur l'aval du PS ou du RN pour faire passer ses budgets, s'il recourt, par exemple, à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution.
La députée PS a appelé l'exécutif à revoir sa copie, notamment en priorisant « une contribution des plus fortunés et des grandes entreprises » à l'effort budgétaire.
Peu après, les députés écologistes ont dénoncé « un budget qui menace à ce point notre capacité à vivre en société et sur notre planète est insupportable, inadmissible. Nous le censurerons ». « Le Premier ministre présente une copie en total décalage avec la situation économique, sociale et environnementale du pays », affirme le groupe Ecologiste et social. Les mesures figurant dans le texte initial pèsent sur « les retraités dont la pension dépasse 1 260 euros », les allocations familiales ou le point d'indice des fonctionnaires.
« Plutôt que de faire contribuer les très gros héritages et de taxer les superprofits pétroliers, le gouvernement préfère taper toujours plus au portefeuille de celles et ceux qui ont le plus besoin d'aide », estiment les écologistes.














