Très attendue, cette mesure va concerner 6,7 millions de personnes, précise un communiqué conjoint des ministères de la Santé et de l'Egalité femmes-hommes, qui souhaitent ainsi « lutter contre la précarité menstruelle », « soutenir le pouvoir d'achat » et « encourager l'usage de produits réutilisables ».

« Une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination »

« La précarité menstruelle n'est pas une fatalité : c'est une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination », a commenté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, citée dans le communiqué. « Aucune femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime : c'est une question de santé et dignité », a souligné la ministre déléguée à l'Egalité femmes-hommes, Aurore Bergé. Cette mesure s'appliquera aux produits qui seront commercialisés dans les pharmacies.

Le budget 2024 de la Sécurité sociale, adopté fin 2023, prévoyait le remboursement de protections menstruelles réutilisables (culottes et coupes) pour les assurées de moins de 26 ans, ainsi que pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S) sans limite d'âge. La mesure n'avait toutefois pas été mise en œuvre, en l'absence de la publication du décret d'application, suscitant la colère et l'incompréhension d'associations féministes et de fabricants de protections durables.

Interrogée l'an dernier à l'Assemblée nationale sur ce sujet, Aurore Bergé avait alors reconnu un « retard (...) pas acceptable » et avait affirmé que les engagements seraient tenus « avant la fin de l'année » 2025.