La Cnaf, qui verse chaque année près de 100 milliards d'euros d'aides à 13,5 millions d'allocataires, a réalisé 29,2 millions de contrôles l'an dernier.

La plupart (27,7 millions) sont réalisés de façon automatique, en vérifiant la cohérence des informations données par les allocataires auprès d'organismes partenaires, tels que France Travail ou les impôts. Une minorité de ces vérifications (83 000) sont effectuées par 700 contrôleurs qui reçoivent les allocataires ou se rendent chez eux.

L'organisme souligne deux avancées qui ont permis l'amélioration des contrôles. D'une part, la mise en place des déclarations de ressources préremplies pour les bénéficiaires du RSA et de la prime d'activité, grâce aux informations automatiquement transmises par les employeurs et par des organismes partenaires.

Mise en œuvre d'un algorithme

D'autre part, la mise en œuvre d'un algorithme qui aide à cibler les allocataire à contrôler, qui avait été dénoncé par les associations de lutte contre la pauvreté.

« En sécurisant à la source les données, la modernisation des déclarations réduit le risque et permet le déploiement d'une politique de contrôle plus ciblée et donc efficace », a déclaré Nicolas Grivel, directeur général de la Cnaf, cité dans un dossier de presse. Les fraudes sont sanctionnées, souligne la Cnaf, par des pénalités et dans les cas les plus graves, par un dépôt de plainte.

Au total, en 2025, les contrôles ont permis de régulariser 1,68 milliard d'euros. Parmi cette somme figure 1,27 milliard d'euros versées à tort aux allocataires, à la suite d'erreurs volontaires ou non de leur part. Le reste (408,9 millions d'euros) correspond à des sommes remboursées aux allocataires.