« La stabilité financière, elle n'est pas en risque, je peux le dire très clairement, ça fait partie des choses qu'on sait », a affirmé le gouverneur sur France Inter. En France, il a fait remarquer que la guerre pourrait « entraîner un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance », mais que la proportion « dépendrait de la durée du phénomène ».
Mais « nous n'aurons pas de récession », a-t-il dit. Évoquant le précédent de la guerre en Ukraine, il a martelé que « 2026 n'est pas 2022 », ce choc inflationniste étant alors survenu en sortie de Covid, et s'étant étendu à l'époque à l'ensemble des matières premières.
« Je ne vois pas aujourd'hui de raison pour laquelle nous, à la BCE, devrions monter nos taux d'intérêt (pour tempérer l'inflation, NDLR). Nous verrons réunion après réunion », a-t-il ajouté, tout en qualifiant la situation de « sérieuse ».
Baisser les taxes ?
Le gouverneur a passé en revue les différents risques liés à cette guerre. Notant la montée de 15% des prix du pétrole et de 50% de ceux du gaz depuis trois jours, il a remarqué qu'on partait d'un niveau « très bas » et souligné que « le prix du pétrole est nettement plus important pour l'économie française que le prix du gaz », surtout en sortie d'hiver.
Interrogé sur la proposition de Marine Le Pen d'abaisser les taxes sur les carburants pour compenser les hausses liées à cette guerre, M. Villeroy de Galhau a jugé que ce serait « tout à fait prématuré ». « Et nous n'avons pas d'argent pour cela »", a-t-il dit
Il n'a pas paru inquiet de la baisse des Bourses cette semaine : « ça a moins d'importance économique, et elles avaient un niveau de valorisation très élevé ».
Le gouverneur a aussi relevé que le dollar s'était renforcé ces derniers jours, en jouant son rôle de valeur refuge, alors que récemment, en Europe, « on craignait un dollar trop faible et un euro trop fort ».















