« Avez-vous beaucoup épargné pendant le confinement ? » A cette question, quAltaprofits a voulu poser à un panel de Français (1), 75,50% des personnes interrogées répondent « non ». A en croire ce sondage, le phénomène de « sur-épargne » dû au confinement ne concerne donc quune minorité de la population. 24,50%, donc. Pour rappel, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau estime pourtant que cette épargne supplémentaire pourrait atteindre 100 milliards d'euros fin 2020.
Ces ménages qui ont épargné plus quà laccoutumée laissent pour lheure assez massivement (44%) ce pécule sur leur compte courant, ou sur un livret synonyme de disponibilité (36%) tel que le Livret A ou le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS). Linvestissement en assurance vie (10%) ou en bourse (10%) ne convainc quune faible part de ces ménages ayant épargné par défaut, faute de pouvoir consommer comme à leur habitude.
Quand le courtier cherche à savoir si ces épargnants « forcés » ont une idée précise de lutilisation de ce pécule, une très large majorité (76%) répond ne pas savoir « pour le moment ». Ceux qui ont une idée plus précise comptent à 58% dépenser cet argent pour leurs loisirs ou leurs vacances, et à 42% le placer sur le long terme. In fine, lépargne contrainte du confinement a plus de chances dêtre consommée à court terme que dêtre investie sur des placements à long terme. Cela correspond dailleurs au souhait du gouvernement, qui compte sur cette sur-épargne pour relancer la consommation et léconomie.
(1) Sondage réalisé, du 8 au 10 juin 2020, auprès d'un échantillon de 2 000 personnes représentatif de la population française (panel de personnes de 25 à 64 ans).


















