En perte de croissance depuis le début des années 2010, la filière meuble tente justement de sauver les meubles. Sa solution : permettre aux particuliers de débloquer temporairement leur plan épargne logement (PEL), dans la limite de 10 000 euros sur deux ans, pour acheter du mobilier neuf. Une idée que son instance de représentation, la Fédération française du négoce de lameublement et de léquipement de la maison (Fnaem) qui compte notamment Ikea, But ou encore Mobalpa essaie de promouvoir dans lespace public depuis 2014.
Ainsi, dans la foulée de la publication des résultats annuels du secteur, faisant état d'un repli de 2,7% des ventes de meubles en 2018, la Fnaem en remet une couche. Dans un communiqué, publié le 7 février dernier, la Fédération déroule plusieurs raisons qui, selon elle, rendraient cette mesure favorable à léconomie. Largument central utilisé est bien sûr lemploi. Sur les 115 000 emplois menacés par la baisse dactivité, 5 000 seraient ainsi préservés.
Du côté des acheteurs, la Fnaem croit savoir que la mesure recevrait un accueil chaleureux de la part des ménages français. « Alors que les envies de rénovation de leur logement et dachat de meubles font partie de leurs priorités pour lannée 2019, 61% dentre eux déclarent se heurter à la question du financement et du pouvoir dachat », écrit ainsi la Fédération dans son communiqué. Le groupement dintérêt a pioché cette statistique dans un récent sondage, commandé par létablissement de crédit Cofidis, sur les projets des Français pour 2019.
Bousculé par les Gilets jaunes sur le recul du pouvoir dachat, le gouvernement va-t-il cette fois-ci semparer de cette idée ? Affaire à suivre




















