« Au cours des dernières années, les conditions du marché ont changé de façon significative, mis en évidence par la croissance économique plus faible et un environnement de faible taux d'intérêt qui impactent les modèles commerciaux des banques », explique ainsi DHB Bank sur son site internet. « Par conséquent, il a été décidé que la banque continuera de fournir des prêts personnels et des services connexes ; cependant, elle noffrira plus de comptes d'épargne et de dépôts à terme à ses clients en Belgique. »
Résultat : depuis le 1er août, DHB Bank nouvre plus aucun compte et naccepte plus les dépôts de ses clients. Les comptes épargne seront clôturés unilatéralement par la banque le 3 octobre prochain. Quant aux comptes à terme, les clients ont le choix soit den demander la clôture anticipée, sans pénalité, soit de les laisser aller jusquau terme prévu.
Lépargne, impossible à rentabiliser
Comment expliquer un choix aussi radical ? Il sagit, explique la banque, « de renforcer [sa] situation financière et ses perspectives dans l'intérêt de toutes les parties prenantes, en particulier de ses clients ». En clair, elle met un terme à une activité, lépargne, devenue impossible à rentabiliser. Dun côté en effet, la Banque centrale européenne demande aux banques de payer des frais, à hauteur de 0,40% actuellement, pour pouvoir y placer les dépôts collectés. D'un autre, la réglementation belge impose aux banques de rémunérer les comptes épargne au taux minimum de 0,11%.
DHB Bank a choisi par ailleurs de se retirer dun marché, la Belgique, où elle est un acteur de second rang. La banque poursuit par contre à lidentique ses activités aux Pays-Bas, son pays dorigine, et en Allemagne.















