Lannée 2015 na pas été propice à lépargne. Ni en France, ni en Europe. Sondés en octobre dernier par ING (1) sur lévolution de leur épargne lors des douze derniers mois, les Européens interrogés affirment avoir rogné leur épargne à 27% et lavoir augmenté à 19%. Les Français ont encore plus fortement pioché dans leurs économies à en croire ce sondage : 35% affirment avoir réduit leur épargne, et 16% seulement lont augmenté.
Pourquoi les Français, plutôt étiquetés « fourmis », ont-ils failli à leur réputation ? Principale raison évoquée : compenser une baisse de revenus pour 43% des Français concernés. ING pointe logiquement dans son étude la hausse du chômage. Les Espagnols et Italiens, deux autres pays durement touchés par le chômage actuellement, citent comme les Français la baisse de revenus comme cause majeure de lérosion de leur épargne.
Les Français ayant puisé dans leur épargne en 2015 citent ensuite des dépenses imprévues, à 34%. Les autres raisons évoquées apparaissent moins liés à la conjoncture économique et sociale : un achat programmé (20%), un rendement trop faible (moins de 5%), etc. Quant aux 16% de sondés français ayant pu mettre de largent de côté, ils justifient laugmentation de leur épargne par une bonne résolution (48%) et une augmentation de revenus (35%).
(1) Sondage réalisé en ligne du 8 au 29 octobre 2015 auprès dun échantillon de 14.664 personnes, « représentatif de la population de 15 pays dans le monde », âgée de 18 ans et plus, dont plus de 1.000 personnes résidant en France.
















