Parmi les opérations que ce segment de clientèle souhaite effectuer en ligne figurent en bonne place les versements (cités par 83% des sondés), la consultation dinformations financières ciblées (82%), les retraits (71%) et la gestion du portefeuille boursier (65%). La possibilité douvrir des produits financiers, notamment des contrats dassurance-vie (39%), apparaît plus secondaire.
De fait, cette pratique est encore rare : ils sont 9% seulement à utiliser souvent ou systématiquement le canal internet pour souscrire. 13% lutilisent pour discuter avec leur conseiller, 18% utilisent des outils de simulation. Et un tiers seulement en a lusage pour gérer son portefeuille (36%) ou sinformer sur un produit (36%). Au final, comme le reste de la population, les Français patrimoniaux utilisent majoritairement internet pour consulter leurs comptes (83%) et effectuer des opérations courantes (58%).
Lappétence de la clientèle aisée pour la banque numérique, mise en évidence par lobservatoire, nest pas une surprise. Elle constitue en effet déjà le cur de cible des banques en ligne. Selon une étude Audirep commandée par BforBank et publiée en mai dernier, 17% de l'ensemble des Français envisagent de transférer prochainement tout ou partie de leurs produits dans une banque en ligne ou dy souscrire un nouveau produit. Un pourcentage qui monte à 23% chez les CSP+ et à 24% dans les foyers disposant dun revenu mensuel net supérieur à 3.000 euros.
Lire par ailleurs : Pourquoi les banques en ligne plaisent-elles surtout aux Français aisés ?
(1) Le sondage s'appuie sur des entretiens par téléphone, menés du 27 août au 9 septembre 2015, avec 301 Français patrimoniaux, cest-à-dire détenteurs de valeurs mobilières ou de produits dassurance-vie, ayant un niveau de patrimoine financier hors immobilier de plus de 30.000 euros et ayant lintention de faire un placement financier dans les 2 ans ou possédant un bien immobilier locatif.














