Les banques et les assureurs doivent faire preuve de prudence dans leur politique de collecte de l'épargne en proposant une rémunération qui tienne compte des conditions de marché, a prévenu lundi le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

Pour se préparer à l'entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire dit Bâle III, les banques cherchent, depuis près de deux ans, à capter d'importants flux d'épargne sur des livrets fiscalisés (hors Livret A et LDD notamment) ou des comptes à terme.

Pour y parvenir, elles offrent des taux attractifs susceptibles de concurrencer les autres produits d'épargne tels que le Livret A ou l'assurance-vie. « Il est important que chaque établissement tienne dûment compte des conditions de marché dans la fixation des conditions de rémunération des ressources collectées auprès de sa clientèle », a mis en garde le gouverneur lors de ses voeux.

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Quant aux assureurs, M. Noyer a prévenu qu'« une trop forte revalorisation des contrats (d'assurance-vie) au regard du rendement des actifs ne saurait être une réponse » aux mauvais chiffres qu'a connu l'assurance-vie depuis le mois d'août. Le marché a vu les retraits dépasser les versements chaque mois de septembre à novembre, une première.