Vers 18H10 GMT, le métal jaune chutait de 3,49%, à 4.135,14 dollars l'once (31,1 g), tandis que l'argent dégringolait de 4,72%, à 61,26 dollars l'once.

La montée en flèche des taux obligataires et du dollar « augmente non seulement le coût d'opportunité lié à la détention d'or (c'est-à-dire le manque à gagner par rapport à la détention d'un autre actif, NDLR), qui ne rapporte aucun rendement, mais rend également ce métal précieux libellé en dollars américains plus onéreux pour les détenteurs d'autres devises », résume Fiona Cincotta, analyste pour la plateforme Forex.com.

« Le problème pour l'or est que le dollar américain continue de se raffermir (...) bénéficiant d'un vent favorable lié à la perspective d'une hausse des taux d'intérêt américains, et cette tendance ne semble pas près de s'estomper à court terme », commente pour sa part David Morrison, analyste pour le courtier Trade Nation.

La devise américaine, les obligations d'Etat et le métal jaune sont tous trois des actifs refuges, c'est-à-dire qu'ils sont recherchés par les investisseurs en temps d'incertitudes, et rivaux par le même occasion.

Lundi, le billet vert reprenait 0,12% à la monnaie unique européenne, à 1,1377 dollar pour un euro.

Le dollar s'est raffermi lors des dernières séances, pour atteindre un niveau plus vu depuis plus de deux mois, avec l'anticipation dun nouveau tour de vis monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) d'ici la fin de l'année.

Une partie des ventes des métaux précieux peut aussi s'expliquer par « des prises de bénéfices en Asie en amont des vacances de la Golden Week qui débutent jeudi en Chine », souligne Neil Wilson, analyste de Saxo Bank.

Durant cette période (du 1er au 7 octobre), certains marchés sont fermés et la liquidité est historiquement faible. Certains investisseurs préfèrent donc se retirer avant pour éviter que le prix de l'or soit fortement redescendu.