Cette orientation des placements se fait au détriment des actions et des titres de dette de court terme.

Les assureurs et fonds de pension ont profité de la hausse des taux d'intérêt de long terme, qui a renforcé l'attractivité des placements comme les titres de dette des entreprises et des Etats.

Fin 2025, dans les portefeuilles, la part des obligations offrant un rendement compris entre 3% et 5% « atteignait 36% (contre 30% en 2024) », tandis que celle des titres rémunérés à moins de 3% « reculait à 59%, contre 64% », selon le document.

Les portefeuilles demeurent majoritairement investis dans des produits libellés en euros avec 48% de leurs investissements sur des émetteurs domiciliés en France et 36% dans l'Union européenne (UE), a souligné la Banque de France.

Au total, les placements des assureurs et fonds de pension ont continué de croître, de 5,4% par rapport à 2024, soutenus par l'argent collecté par l'assurance vie.

La valeur des placements des assureurs et des fonds de pension représentait 3.109 milliards d'euros à fin 2025, dont 56% d'obligations et autres titres de dette, contre 21,1% de placements en actions et participations, selon les chiffres de la Banque de France.

L'assurance vie et l'épargne retraite représentaient 32,9% du patrimoine financier des Français fin 2025, soit 2.154 milliards d'euros.