L'intelligence artificielle, nouveau conseiller des épargnants français ? Oui, mais pas encore pleinement, selon un focus publié par l'Autorité des marchés financiers (AMF). 11% des Français déclarent ainsi utiliser des outils d'IA pour s'informer avant d'effectuer un placement. Cette proportion reste nettement inférieure à celle des personnes qui se tournent vers un conseiller bancaire ou financier (42%).

L'usage de l'IA est particulièrement marqué chez les jeunes. Près d'un Français de moins de 35 ans sur cinq (19%) y a recours avant d'investir, contre seulement 4% des plus de 55 ans. Le phénomène est également plus répandu parmi les diplômés du supérieur et les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées.

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L'étude montre toutefois que l'IA est principalement utilisée comme un outil d'information. Parmi les personnes qui y ont recours, 52% l'utilisent pour mieux comprendre les placements financiers et 51% pour rechercher des informations sur les produits d'investissement. Seuls 5% des utilisateurs déclarent s'appuyer exclusivement sur l'IA pour prendre leurs décisions.

Une utilisation plus régulière chez les investisseurs en cryptoactifs

Les investisseurs apparaissent plus familiers de ces outils que l'ensemble de la population. Ainsi, 20% des détenteurs d'actions, de cryptoactifs ou de placements participatifs déclarent utiliser l'IA comme source d'information avant d'investir. Cette proportion atteint 33% chez les investisseurs en cryptoactifs.

L'AMF souligne par ailleurs que les Français perçoivent à la fois des avantages et des risques dans le recours à l'IA par les professionnels de la finance. Plus de la moitié des personnes interrogées (54%) estiment qu'elle pourrait permettre de proposer des conseils d'investissement plus adaptés à leur situation. Dans le même temps, 67% considèrent qu'elle pourrait entraîner des erreurs ou de mauvaises décisions, tandis que 57% craignent qu'elle rende les placements moins transparents et plus difficiles à comprendre.

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Au final, l'étude met en évidence une adoption encore limitée de l'intelligence artificielle dans le domaine de l'investissement. L'IA apparaît davantage comme un outil d'accompagnement et de recherche d'informations que comme un substitut au conseiller financier ou à la décision de l'investisseur.