A l'occasion de la présentation de sa note de conjoncture ce mardi, l'Insee a publié une enquête détaillée sur l'évolution du comportement des ménages en matière d'épargne et de limitation de consommation au cours entre mars 2025 et février 2026.
Le mois dernier, près d'un sur 2 (45%) a déclaré mettre de l'argent de côté, un niveau quasi stable depuis un an. Mais pour quoi faire ? « Plus de la moitié des épargnants évoquent le motif de précaution... de même, la part de ménages qui mettent de côté pour se constituer un capital-retraite ou en prévision d'un changement professionnel est stable depuis mars 2025 (12%) », explique l'Insee.
Epargne de précaution : quel montant, sur quel compte ou livret ?
Epargner pour acheter un bien immobilier
L'institut note cependant que depuis un an, la proportion de ménages qui épargnent pour pouvoir acheter un bien immobilier progresse : 12% en janvier 2026, contre 9% en mars 2025. Résultat, ils sont un peu moins nombreux à dire mettre de l'argent de côté pour réaliser d'autres achats importants (7% contre 10% en mars 2025).
Alors que près d'un ménage sur 2 interrogé par l'Insee indique avoir épargné le mois dernier, les auteurs de cette enquête constatent que « depuis 2019, la part des ménages épargnants a augmenté quel que soit le niveau de vie, mais plus fortement chez les plus aisé ».
Cette étude de l'Insee fait le point également sur les différentes raisons qui amènent les particuliers à restreindre leur consommation. 71% des ménages ont déclaré limiter leur consommation en janvier 2026, presque autant qu'en mars 2025. A noter que les jeunes et les ménages les plus aisés sont un peu moins nombreux à se limiter (respectivement 63% et 64%).
« Comme il y a un an, les ménages limitent leur consommation principalement en raison de contraintes financières (motif cité par 36% d'entre eux). 19% des ménages se limitent pour épargner. En particulier, parmi les jeunes qui restreignent leur consommation, le motif d'épargne a augmenté de 13 points entre mars 2025 et janvier 2026, en parallèle de la hausse des perspectives d'achats immobiliers », détaille l'Insee.
« Parmi les ménages les plus aisés qui limitent leur consommation, le motif environnemental a chuté de 11 points entre mars 2025 et janvier 2026 »
L'impact environnemental recule
Autre enseignement : depuis un an, le motif lié à la limitation de l'impact environnemental recule nettement parmi les raisons de restriction de la consommation. C'est le cas de seulement 9% des ménages, contre 13% en mars 2025. « En particulier, parmi les ménages les plus aisés qui limitent leur consommation, le motif environnemental a chuté de 11 points entre mars 2025 et janvier 2026 », constate l'Insee.
Enfin, cette enquête a interrogé les ménages, sur l'usage qu'ils feraient d'une éventuelle augmentation de revenus sélectionnant ce qu'ils estiment prioritaire parmi :
- l'épargne ;
- la consommation ;
- le remboursement anticipé de prêt ;
- le don.
Résultat : début 2026, en cas d'augmentation de revenus, près de deux ménages sur trois épargneraient cet apport supplémentaire (48%) ou s'en serviraient pour rembourser de façon anticipée des prêts (17%).
« Cette préférence pour l'épargne domine quel que soit le niveau de vie, mais elle est un peu plus prononcée pour les ménages les plus aisés (53%). À l'inverse, les ménages les plus modestes opteraient un peu plus que les autres pour une augmentation de leurs dépenses (24%) », signale l'Insee.



















