Sur les 379 sociétés concernées, « 136 ont déclaré proposer leurs services à environ 2,15 millions de clients basés en France (contre 1,5 million en 2024) », selon l'Autorité européenne des marchés financiers (Esma).

La France devance de peu l'Espagne (2,1 millions de clients), suivie de l'Allemagne (2 millions) et de l'Italie (1,8 million). A eux quatre, ces pays « représentent cumulativement 52 % du nombre total de clients particuliers » de ces sociétés, d'après le rapport.

« Passeport européen »

Ces acteurs profitent du « passeport européen ». Grâce à lui, « toute entreprise d'investissement et tout établissement de crédit agréés et supervisés par les autorités compétentes d'un autre État membre peuvent librement fournir des services et activités d'investissement » dans l'UE, ainsi qu'en Norvège, en Islande et au Liechtenstein, rappelle le régulateur. Concrètement, une société agréée à Chypre ou en Lituanie peut accueillir des clients résidant en France sans y ouvrir de succursale.

Le phénomène s'étend à toute l'Europe, avec « environ 15,5 millions de clients particuliers ». « Autrement dit, le marché a presque doublé en deux ans », résume l'Esma, qui précise qu'une même personne peut être comptée plusieurs fois si elle détient des comptes chez différents acteurs.

L'essentiel du gâteau revient à une poignée d'acteurs : les cinq premières sociétés servent à elles seules « 70% du total des clients particuliers ». Côté placements, « les actions restent le produit financier le plus utilisé, avec 7,3 millions de clients en 2025, contre 4,6 millions en 2024 ». « Les fonds OPCVM [soit des fonds d'investissement grand public, NDLR] suivent, avec 6 millions de clients ».

Ces sociétés proposent principalement à leurs clients d'exécuter leurs ordres d'achat ou de vente sur les marchés financiers. Parmi les autres services, « la gestion de portefeuille était proposée à 11% des clients actifs, tandis que seuls 0,8% ont reçu des conseils en investissement », relève le rapport.