Primes exceptionnelles, échéances fiscales.... Plusieurs évènements vont avoir un impact sur le portefeuille des ménages à compter du mercredi 1er décembre. Et comme toujours, il y a des bonnes et des mauvaises nouvelles.

Il y a du changement pour le budget des ménages pour le dernier mois de l'année 2021. MoneyVox passe en revue ce qui vous attend dès le mercredi 1er décembre.

Une série de primes

Le gouvernement sort le chéquier à l'approche de l'élection présidentielle. Alors que la hausse des prix s'accélère, principalement pour les dépenses d'énergie, il a prévu des mesures exceptionnelles. Il y a d'abord un bonus de 100 euros pour les 6 millions de bénéficiaires du chèque énergie qui sera envoyé dans les boîtes aux lettres entre le 13 et le 22 décembre.

Autre « cadeau » : une indemnité inflation défiscalisée de 100 euros pour 38 millions de personnes qui touchent moins de 2 000 euros nets par mois. Elle sera versée par les employeurs dès le mois de décembre aux salariés. Les fonctionnaires, demandeurs d'emploi et les étudiants boursiers devront attendre janvier. Les retraités toucheront, eux, la prime en février.

En plus de ces deux dispositifs ponctuels, la traditionnelle prime de Noël sera distribuée à la mi-décembre à 2,5 millions de ménages bénéficiaires de minima sociaux comme le revenu de solidarité active. En 2020, le montant cette aide était de 152,45 euros pour une personne seule et de 228,67 euros pour un foyer de deux personnes par exemple. La prime est versée automatiquement par la Caf ou votre MSA. Vous n'avez rien à faire pour la toucher.

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Une flambée des prix du gaz évitée

5 millions de foyers qui dépendent des tarifs réglementés du gaz ont évité le pire : une hausse de 19,5% des prix en décembre. Le gouvernement a en effet décidé de les geler à compter du 1er novembre jusqu'à la fin 2022. Si on ajoute l'augmentation évitée de novembre, les consommateurs ont échappé à une flambée tarifaire de 42% sur 2 mois, pour l'instant. Ce blocage temporaire des prix du gaz devra être en partie remboursé par les clients à compter de 2023.

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Dates limites pour les impôts

La plus urgente touche les ménages confrontés à une forte hausse ou à une chute de leurs revenus en 2021 et qui les a amenés à réclamer une modification du taux de prélèvement à la source. Pour que ce changement s'applique toujours en 2022, il faut rééditer cette demande au plus vite car le taux actuel expire au 31 décembre. Si vous êtes concerné, réclamez une nouvelle modulation rapidement pour qu'elle soit prise en compte en janvier 2022.

Par ailleurs, jusqu'au 9 décembre, vous pouvez moduler l'avance sur les crédits et réductions d'impôt versée à la mi-janvier. A cette occasion, le fisc verse à 9 millions de ménages un acompte représentant 60% de votre avantage fiscal habituel. Si vous savez que vos crédits ou réductions vont baisser ou augmenter en 2022, il est encore possible de le signaler aux impôts pour éviter de recevoir une avance en janvier qu'il faudra ensuite rembourser en septembre. Pour cela, il suffit donc de moduler ou annuler votre avance à la rubrique « gérer mon prélèvement à la source » sur impots.gouv.fr.

Autre échéance à noter dans votre calendrier d'ici au 15 décembre : la modification de votre déclaration de revenus réalisée au printemps 2021. Si vous vous rendez compte d'une erreur qui entraîne un impôt sur le revenu trop faible ou trop élevé, il est encore possible de corriger facilement votre déclaration en ligne de revenus.

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Pôle emploi : les règles d'indemnisation durcies

Deux mesures entrent en vigueur le 1er décembre. Les conditions d'ouverture du droit au chômage évoluent pour ceux dont le contrat prend fin à compter de cette date. Pour être indemnisé par Pôle emploi, il faudra avoir travaillé 6 mois au cours des 24 derniers mois. En revanche, pour les salariés dont la procédure de licenciement a été engagée avant le 1er décembre, ce sont les conditions actuelles qui s'appliquent, c'est-à-dire : avoir travaillé au moins 4 mois au cours des deux dernières années pour percevoir l'allocation de retour à l'emploi.

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Autre nouveauté : la dégressivité de 30% de l'allocation chômage à partir dès le 7e mois, contre 9 jusqu'ici, pour les personnes ayant eu des revenus supérieurs à 4 500 euros brut par mois. Concrètement, elle interviendra par exemple à compter de mars 2022 pour les personnes ayant ouvert leur droit au chômage au 1er juillet 2021.

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