Permettre à des investisseurs particuliers qualifiés de prêter de largent à des entreprises, par lintermédiaire de plateformes spécialisées, en échange dune rémunération : cest, dans les grandes lignes, le principe du crowdlending. Une alternative au crédit bancaire qui correspond particulièrement bien aux besoins damorçage des jeunes pousses, notamment dans léconomie numérique. Certes, les plateformes de crowdlending se sont multipliées en France et en Europe au cours des dernières années. Mais ce champ reste sous-dimensionné par rapport à dautres grandes économies mondiales, comme les Etats-Unis.
Pour y remédier, la commission européenne a publié au cours du mois de mars une nouvelle proposition législative sur le sujet. Dans une communication, elle fournit en effet une explication au sous-développement du financement participatif dans lUE : « Le marché y est fragmenté, car lexpansion dans dautres pays de lUE est actuellement difficile pour de nombreuses plateformes ». En cause : des législations encore largement nationales et, en labsence de règles communes, des coûts importants de mise en conformité des plateformes dans chaque pays. En résumé : on freine lémergence de géants européens.
Un « label de lUE »
La commission propose donc la création dun « label de lUE » attribué aux acteurs respectant un « ensemble unique » de règles, en termes de transparence, de communication, de gouvernance, de gestion des risques Une sorte de « passeport » européen à destination des plateformes de crowdfunding souhaitant élargir leur champ daction hors de leurs frontières nationales, et bénéficier ainsi dun effet de levier. A limage de ce qui existe déjà pour les établissements de paiement et de crédits.
Le processus, toutefois, nen est quà ses débuts. La commission doit en effet faire adopter son règlement par le Parlement et le Conseil européens. A suivre.


















