Lusage de la carte bancaire est quasi-généralisé en France. 95% des sondés lont utilisée au cours de lannée écoulée, et 79% dentre eux lutilisent même chaque semaine. Ces chiffres situent les Français parmi les plus gros utilisateurs, au même niveau que les Britanniques mais devant les Allemands ou les Espagnols.
Autre confirmation, le chèque fait mieux que résister. 6 Français sur 10 en ont signé au moins un au cours des douze derniers mois, un niveau dusage qui « ne se retrouve nulle part ailleurs en Europe, où le taux dutilisation ne dépasse pas 20% », commente Cofidis. 40% des Français déclarent toutefois vouloir réduire leur utilisation du chèque à lavenir. Par rapport à leurs voisins, les Français ont en revanche eu moins volontiers recours aux facilités de paiement. Ils sont environ un quart à avoir réglé un achat à crédit au cours de lannée écoulée, contre près dun Européen sur 2 en moyenne.
Confrontés à un panel de plus en plus large de moyens de paiement, les Français arbitrent en fonction du montant et du type dachat. La carte et, pour les plus technophiles, les portefeuilles électroniques (du type PayPal ou Paylib) sont utilisés surtout pour les montants inférieurs à 100 euros. Le chèque est fréquent (une fois sur quatre) pour les achats dans le domaine de la santé. Les espèces, elles, sont couramment choisies pour régler les achats de bricolage et dhabillement.
Un taux de satisfaction supérieur à 80%
Le taux de satisfaction des Français à légard des moyens de paiements actuellement disponibles est très élevé : plus de 80% pour chacun dentre eux. Ce qui explique leur peu dappétence aux nouvelles manières de payer. « Aujourdhui, le niveau de satisfaction des Français à légard des moyens de paiement est tellement élevé quil est difficile daugmenter leur valeur dusage » estime Guillaume Leman, directeur des partenariats chez Cofidis Retail. « Le défi des moyens de paiements est de faire émerger de nouveaux bénéfices qui doivent avoir un impact très fort pour espérer détrôner la carte bancaire ».
La partie est loin dêtre gagnée pour le paiement mobile. Seulement 6% des Français ont déjà payé avec leur smartphone, et 40% envisagent de le faire à lavenir. Pour les autres, le principal frein reste le manque de confiance, cité par 54% des réfractaires. Le cas du portefeuille électronique suscite plus doptimisme : il est déjà utilisé par 44% des sondés, et 73% comptent y venir.
(1) Enquête réalisée en ligne par Gfk, du 9 au 29 février 2016 auprès dun échantillon représentatif denviron 1.000 répondants âgés de 18 ans et plus.
















