L'essentiel
- Les députés examinent une proposition de loi pour moderniser le système des titres-restaurants.
- La proposition vise à rendre permanente l'utilisation des titres-restaurants pour tous les produits alimentaires et à la dématérialiser complètement à partir de 2028.
- Un amendement propose un « double plafond » de 25 euros pour les repas au restaurant et 10 euros pour les achats en magasin.
Les députés vont examiner ce lundi une proposition de loi « visant à moderniser et rééquilibrer le fonctionnement du titre-restaurant », qui a connu de nombreuses évolutions depuis la période du covid-19.
« Le développement du télétravail a conduit un nombre croissant (de salariés) à préparer et consommer leur repas à domicile », exposent les députés qui ont déposé le texte. De plus, à l'été 2022, l'utilisation des titres-restaurant a été étendue à l'achat des produits alimentaires non directement consommables (pâtes, riz, huile...) pour faire face à l'inflation. Cette mesure a été plusieurs fois prolongée, jusqu'au 31 décembre 2026 désormais.
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Un double-plafond en restaurant et en supermarché ?
La proposition de loi entend péreniser l'utilisation des titres-restaurant pour tout produit alimentaire, « sauf exceptions qui seront précisées par décret (alcool, confiseries, aliments infantiles et animaliers) ». Elle prévoit aussi « de redéfinir le titre‑restaurant dans le Code du travail comme un titre spécial de paiement exclusivement dématérialisé (au format carte ou entièrement dématérialisé), mettant fin à l'émission de titres au format papier ».
L'article 2 permet « de faire don de tout ou partie de ses titres‑restaurant à des associations habilitées au niveau national uvrant dans le champ de l'aide alimentaire ». Toutes ces mesures entreraient en vigueur au 1er janvier 2028, alors que la loi existante serait prolongée jusqu'à cette date.
Parmi les 73 amendements déposés, plusieurs veulent instaurer un « double plafond » : 25 euros pour un repas au restaurant et 10 euros pour des achats en magasin. L'objectif est de s'assurer que le titre-restaurant conserve en priorité sa vocation première et soutienne les restaurateurs.
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Interrogé sur ce double-plafond, le ministre des PME, du Commerce et du Pouvoir d'achat, Serge Papin, « pense qu'il faut continuer à ce que la valeur des 25 euros puisse être à la disposition des salariés dans les supermarchés, dans les restaurants. (...) Je souhaite qu'on ne diminue pas la possibilité au salarié de dépenser comme il le souhaite pour les repas », a-t-il expliqué dans Les 4 Vérités sur France 2. Le ministre n'a néanmoins pas exclu un double-plafond « à condition que ça ne baisse pas et que tout le monde s'y retrouve ». Verdict à partir de 15h dans l'hémicyle.

















