Hébergement d'urgence, accompagnement vers l'emploi, accès aux droits... Les associations de solidarité, secteur essentiellement financé par les pouvoirs publics, « sont en danger », estime auprès de l'AFP Pascal Brice, président de la FAS (900 adhérents). « Et cela arrive au pire moment : la précarité est au plus haut depuis 30 ans ».

L'organisme a mené pour la seconde fois une enquête auprès de son réseau via un questionnaire et des audits comptables. Il constate que la fragilisation du secteur « s'installe et s'aggrave ».

Près d'une association de solidarité sur trois est menacée de disparition car elle dispose de moins de deux mois de trésorerie pour assurer les dépenses liées à son fonctionnement.

Selon l'enquête, 77% d'entre elles déclarent une baisse de financement public en 2025 ou annoncée pour 2026.

Conséquence de leurs difficultés financières : près de la moitié des associations (45,3%) ont arrêté ou réduit au moins l'une de leurs activités l'an dernier, ce qui est aussi synonyme de suppression de postes.

« Un pilier de la cohésion du pays est en train de s'effriter », souligne Pascal Brice, qui appelle le gouvernement à « apporter des réponses dans les discussions budgétaires à venir ».

A l'approche de celles-ci, la Fédération des acteurs de la solidarité appelle ses adhérents à participer à une mobilisation nationale du 12 au 17 octobre. Organisée par l'Uniopss, structure qui rassemble des associations du médico-social et de la santé, celle-ci prendra différentes formes (communication, fermeture de services, manifestations etc.).

A Paris, un rassemblement aura lieu le 15 octobre à 12H00 devant l'Assemblée nationale.