Un nouveau coup de pouce pour les automobilistes qui utilisent quotidiennement leur voiture pour travailler. Après une première aide de 100 euros versée entre avril et septembre, le gouvernement a décidé de prolonger le dispositif pour les trois derniers mois de l'année. Et cette fois, davantage de Français pourront en profiter.

Car les conditions d'accès ont été assouplies. Jusqu'à 5,5 millions de travailleurs pourraient désormais être éligibles, contre 3 millions auparavant, soit 2,5 millions de bénéficiaires potentiels supplémentaires. Le dispositif a été précisé par un décret du 15 octobre, et le ministère de l'Économie a actualisé les modalités de versement de cette aide.

Des plafonds de revenus nettement relevés

Premier changement, et pas des moindres : le plafond de revenus. Pour bénéficier de l'aide, le revenu fiscal de référence (RFR) de votre foyer, divisé par le nombre de parts fiscales, ne doit pas dépasser 22 770 euros, contre 16 880 euros pour le précédent dispositif. C'est le revenu fiscal de référence de 2024, indiqué sur votre avis d'imposition 2025, qui est pris en compte.

Concrètement, selon les exemples fournis par Bercy, ce nouveau plafond correspond à un salaire net mensuel allant jusqu'à 2 050 euros pour une personne seule, 4 070 euros pour un couple sans enfant, 5 087 euros pour un couple avec un enfant ou encore 6 100 euros pour un couple avec deux enfants. Des montants indicatifs, puisque c'est bien le revenu fiscal de référence par part qui détermine l'éligibilité.

Mais attention, respecter ce plafond de revenus ne suffit pas. Pour toucher les 100 euros, il faut également être salarié ou travailleur indépendant et utiliser un véhicule pour ses déplacements professionnels.

Autre condition : effectuer un trajet domicile-travail d'au moins 30 kilomètres aller-retour ou parcourir au moins 8 000 kilomètres par an dans le cadre de son activité professionnelle, trajets domicile-travail compris. Il faut également être domicilié fiscalement en France, avoir eu au moins 16 ans au 31 décembre 2024 et ne pas avoir été redevable de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) au titre de cette année.

Concernant le véhicule, seuls les modèles thermiques ou hybrides non rechargeables sont éligibles, à condition notamment d'être assurés. Les véhicules électriques, les poids lourds et les véhicules de fonction ou de service sont exclus du dispositif.

Les demandes finalement ouvertes le 27 octobre

Vous avez déjà bénéficié de l'aide de 100 euros entre avril et septembre 2026 ? Bonne nouvelle : vous n'avez aucune démarche à effectuer. Un nouveau versement automatique de 100 euros a débuté le vendredi 16 octobre, comme l'a confirmé le ministère de l'Économie.

Pour les nouveaux bénéficiaires, en revanche, il faudra effectuer une demande. Un simulateur est désormais disponible sur le site impots.gouv.fr pour vérifier son éligibilité. Et attention, la date d'ouverture des demandes a changé : initialement prévue le 22 octobre, elle est désormais fixée au mardi 27 octobre 2026.

Pour effectuer la démarche, il faudra renseigner son état civil, son numéro fiscal, le numéro d'immatriculation du véhicule utilisé ainsi que son numéro de carte grise. Le demandeur devra également certifier qu'il respecte les conditions de distance parcourue.

Selon Bercy, l'aide sera ensuite versée sous une dizaine de jours, directement sur le compte bancaire communiqué à l'administration fiscale. Attention toutefois : elle ne peut être accordée qu'une seule fois pour un même véhicule. Les bénéficiaires devront également conserver leurs justificatifs pendant cinq ans, l'administration pouvant procéder à des contrôles.

Cette nouvelle aide couvre la période du 1er octobre au 31 décembre 2026. Selon le ministère de l'Économie, les 100 euros versés correspondent à l'équivalent d'une remise de 40 centimes par litre de carburant sur la consommation moyenne de trois mois.