Les prix des abonnements télécoms continuent d'évoluer à des rythmes différents selon les services. D'après le baromètre publié en avril 2026 par Ariase, le coût moyen d'une box fibre d'entrée de gamme pour un nouveau client s'établit à 27,27 euros par mois, contre 26,97 euros en mars. Une légère hausse mensuelle qui confirme toutefois une quasi-stabilité des prix sur longue période.
Dans les faits, le marché de l'internet fixe reste peu dynamique. Après une phase d'ajustement entre fin 2024 et début 2025, les opérateurs semblent désormais installés dans un équilibre tarifaire, avec des variations limitées d'un mois à l'autre. Les offres d'entrée de gamme restent globalement positionnées entre 23 et 30 euros, et la concurrence se joue davantage sur les promotions ou les frais annexes que sur les prix affichés.
Le classement des offres les moins chères évolue peu. Les marques low-cost des opérateurs historiques continuent de tirer les prix vers le bas, tandis que les offres premium de SFR et Orange restent plus élevées. Cette stabilité traduit un marché arrivé à maturité, où les marges de manuvre tarifaires sont désormais limitées.
Les forfaits mobiles toujours plus chers sur un an
Du côté de la téléphonie mobile, la dynamique reste très différente. Le prix moyen d'un forfait incluant appels illimités et au moins 20 Go de données mobiles atteint 13,34 euros par mois en avril 2026, soit une hausse de 31,1% sur un an, mais une baisse de 2,4% sur un mois.
Après plusieurs mois de hausse, le marché marque donc une légère pause en avril. Cette inflexion s'explique notamment par le repositionnement de certains forfaits d'entrée de gamme, qui restent compatibles avec les critères du baromètre mais à des niveaux de prix nettement supérieurs à ceux pratiqués un an plus tôt.
Sur le fond, la tendance reste inchangée : les opérateurs privilégient désormais des forfaits plus riches en données, mais aussi plus chers. Il y a un an, il était encore possible de trouver des offres autour de 10 euros pour des enveloppes proches de l'usage moyen des Français. Aujourd'hui, ces mêmes volumes de data sont intégrés dans des forfaits plus complets, mais positionnés à des tarifs environ un tiers plus élevés.
Comme les mois précédents, cette montée en gamme s'accompagne d'un paradoxe : si la facture globale augmente, le coût réel de la data continue, lui, de diminuer, sous l'effet de forfaits toujours plus généreux.

















