Cette hausse de l'inflation est notamment due à un important rebond des prix de l'énergie et particulièrement des produits pétroliers (+7,3% sur un an contre -2,9% en février), selon l'Institut national de la statistique français. Les économistes s'attendaient à une nouvelle accélération en mars avec les répercussions de la guerre au Moyen-Orient qui a fait grimper le prix des hydrocarbures depuis ses débuts le 28 février.
Sur un an, les prix des services accélèreraient légèrement comme ceux du tabac, tandis que les prix des produits manufacturés baisseraient plus rapidement que le mois dernier. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, qui permet les comparaisons entre les différentes inflations de la zone euro) augmente de 1,9% sur un an en mars, après 1,1% en février.
« Mini choc pétrolier »
La France devrait connaître « un net regain d'inflation », qui « franchirait les 2% au cours du printemps », selon une note de l'Insee la semaine dernière qui retenait l'hypothèse « d'un maintien des cours du pétrole autour de 100 dollars jusqu'en juin ».
Ces données illustrent les « conséquences de la guerre en Iran », selon une note de l'économiste Sylvain Bersinger, du cabinet Bersingéco, qui y voit la menace d'un « mini choc pétrolier ». Toutefois, « le choc inflationniste devrait être nettement moindre que celui de 2022, et surtout que celui des années 1970 », précise-t-il.
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