21,8% : c'est la différence de salaire moyen, entre les hommes et les femmes, en 2024, selon la dernière étude de l'insee. Ainsi, en 2024, les femmes gagnaient en moyenne 22 060 euros (corrigé de l'inflation), contre 28 220 euros pour les hommes.
Cette différence importante s'explique par les écarts de temps de travail. Les femmes « sont à la fois moins souvent en emploi au cours de l'année et davantage à temps partiel », détaille l'étude. Mais seulement en partie... « Même à temps de travail identique, le salaire moyen des femmes est inférieur à celui des hommes, de 14% », pointe l'Insee.
« Même à temps de travail identique, le salaire moyen des femmes est inférieur à celui des hommes, de 14%. »
Autre raison, la répartition genrée des professions : « Les femmes n'occupent pas les mêmes emplois et ne travaillent pas dans les mêmes secteurs que les hommes, et accèdent moins aux postes les plus rémunérateurs. »
Ainsi, en 2024, les femmes représentaient 42% des postes salariés du privé en équivalent temps plein, mais seulement 24% des 1% des postes les plus rémunérés. Pour le même emploi exercé dans le même établissement, l'écart de salaire net existe toujours, mais est moins important : 3,6%.
Une différence de salaire plus importante avec un ou des enfants
Autres données marquantes de cette étude : l'analyse des écarts en fonction de la situation familiale. En 2022, les femmes n'ayant pas d'enfant gagnent en moyenne 13,8% de moins qu'un homme n'ayant pas d'enfant. Son salaire net est 5,8% moins élevé pour un temps plein et son temps de travail annuel 8,4% moins important.
Plus le nombre d'enfants est élevé, plus l'écart de salaire entre les hommes et les femmes se creuse. Par exemple, avec un enfant, le revenu net est en moyenne 22,5% moins important pour une femme, le volume de travail 10,4% moins élevé et le salaire net pour un temps plein 13,6% moins important.
Quelle évolution ?
L'Insee indique que depuis 1995, les inégalités de revenu salarial se sont réduites d'un tiers. « La diminution des écarts de volume de travail d'une part, celle des écarts de salaire en équivalent temps plein (EQTP) d'autre part, ont contribué de concert à cette baisse. »
Un changement qui reste toutefois lent. « En 2024, l'écart de revenu salarial s'est réduit de 0,4 point, plus modérément qu'entre 2019 et 2023 (‑0,9 point par an en moyenne), mais sur le même rythme que la moyenne des trois dernières décennies. »
Au rythme de 2024, il faudrait 54,5 années avant que cet écart moyen soit entièrement résorbé, calcule l'AFP.
« Les femmes doivent comprendre les risques de ne pas s'occuper de leurs finances personnelles »



















