Les 1,25 million de souscriptions de Perp, en 2004, appartiennent à une autre époque. Il sagissait de la première année dexistence de ce produit dépargne-retraite. Par la suite, le nombre douvertures s'est singulièrement réduit et a rejoint les 60.000 souscriptions par an de 2009 à 2011. Un seuil plancher. Depuis, les ouvertures progressent à nouveau : 73.000 en 2012, 85.000 en 2013. Le cap des 100.000 est franchi en 2014 avec 104.000 souscriptions. Et l'année 2015 signe le meilleur de score depuis 2007 avec 109.000 nouveaux plans ouverts.
Pourquoi ce rebond ? Le tournant a très clairement été la baisse du plafonnement des niches fiscales à 18.000 euros en 2011, puis à 10.000 euros en 2013. En effet, les versements effectués sur un Perp sont déductibles du revenu imposable, dans certaines conditions, sans être comptabilisés dans le plafond des niches fiscales. Ladministration fiscale fait dailleurs apparaître chaque année, sur les avis dimposition, le « plafond disponible pour la déduction des cotisations dépargne retraite » pour lannée en cours. Le Perp a ainsi trouvé son public : des contribuables relativement aisés souhaitant limiter leur revenu imposable.
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Plus de 2 milliards deuros versés en 2015
Le nombre de plans en cours continue, logiquement, de progresser, de 2,28 millions fin 2014 à 2,34 millions fin 2015. Les cotisations, ou versements, ont augmenté de 13,7% en un an pour dépasser, très légèrement, le seuil des 2 milliards deuros sur lannée 2015. Les cas de sortie anticipée étant limités, lencours global suit un mouvement similaire : une hausse de 15,8% en 2015, à 14,2 milliards deuros. Certains « vieux Perp » pourraient toutefois prochainement être clôturés. Le projet de loi Sapin II voté au Sénat introduit un nouveau cas de déblocage anticipé pour certains plans de moins de 2.000 euros.


















