Selon cette note, rapportée par Le Monde et publiée sur son site d'études statistiques par la Cnav, 66 800 personnes bénéficiaient d'une retraite progressive dans le régime général à la mi-2026, contre 34 800 un an plus tôt.
La retraite progressive permet, à partir de 60 ans et 150 trimestres cotisés, de travailler à temps partiel, tout en bénéficiant d'une partie de sa pension de retraite, au prorata du temps non travaillé.
Longtemps resté marginal, le dispositif a été musclé par la réforme Borne de 2023, qui l'a notamment rendu contraignant pour l'employeur : celui-ci ne peut plus s'opposer à une demande de retraite progressive du salarié, sauf motif légitime.
Un choix encore marginal
La réforme de 2023 prévoyait de relever l'âge minimum à 62 ans, mais cette disposition a été effacée à la suite d'un accord patronat-syndicat (Medef, CFDT, CFTC) sur l'emploi des seniors à l'automne 2024, et l'âge minimum est revenu à 60 ans au 1er septembre 2025.
Malgré la forte augmentation constatée depuis la mi-2025, le choix de la retraite progressive reste encore relativement marginal. Autour de 700 000 personnes partent à la retraite chaque année, et la France compte au total plus de 15 millions de retraités (chiffres du régime général).












