A lheure de souffler sa première bougie, à lautomne 2016, Yomoni revendiquait 1 200 mandats de gestion signés pour 6 millions deuros en gestion. Lannonce des premières performances, d'abord en septembre 2016 puis en janvier 2017 pour les rendements de lannée 2016, a clairement permis daccélérer le développement de cette plateforme distribuant assurance-vie, compte-titres et PEA, tous en gestion pilotée.
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Parmi les différents produits proposés par Yomoni, son président Sébastien dOrnano reconnaît que « 80 à 85% » des encours sont placés en assurance-vie, « le reste étant principalement investi sur le PEA, et un peu sur les comptes-titres ».
« Pour nos clients, nous sortons de la phase de test »
Le principal axe de développement, à court terme, sera de convaincre les clients actuels à gonfler leurs contrats : « Lencours moyen est de 7 000 euros environ, ce qui est loin de la moyenne française, proche de 30 000 euros », reconnaît Sébastien dOrnano. Plus que lobjectif de 10 000 clients en 2018, assez facilement envisageable à la vue des chiffres annoncés, le « vrai challenge » est désormais lobjectif fixé en encours selon le président de Yomoni : « 1 milliard d'euros en 2020 ».
En ce sens, lannée 2017 montre une croissance exponentielle : 6 millions deuros en gestion voici un an, 18 millions à la fin du 1er trimestre 2017 et donc 35 millions aujourdhui. « Notre niveau de reversement augmente », commente Sébastien dOrnano. « Cela montre que les utilisateurs sont satisfaits. De leur point de vue, nous sortons de la phase de test : ils sont désormais prêts à nous confier des sommes plus importantes sur le long terme. »
Pour continuer à se développer, Yomoni ne parie plus sur la publicité, comme la société lavait fait pour son lancement avec des affichages dans le métro notamment : « Maintenant, nous préférons allouer ces budgets pour améliorer le produit », explique Sébastien dOrnano, qui affirme que « 35% de nos clients arrivent par parrainage et recommandation ». Un canal que la fintech souhaite désormais privilégier.
Des performances à nouveau prometteuses
Pour un acteur de lépargne en ligne, le nerf de la guerre reste toutefois les performances financières. Comme en septembre 2016, les rendements arrêtés à la fin du 3e trimestre apparaissent clairement favorables.
| Performances par mandat de gestion | P1 | P2 | P3 | P4 | P5 | P6 | P7 | P8 | P9 | P10 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Performance depuis 2017 (1) | 0% | 0,90% | 1,80% | 2,70% | 3,60% | 4,40% | 5,30% | 6,10% | 6,90% | 8,60% |
| Performance 2016 | 2,30% | 2,60% | 3,10% | 3,40% | 4% | 4,40% | 5,70% | 7,10% | 6,50% | 7% |
| Indicateur de risque SRRI | 1 | 3 | 3 | 3 | 4 | 4 | 4 | 4 | 5 | 5 |
| (1) du 1er janvier au 6 octobre 2017, sans la valorisation du fonds en euros | ||||||||||
En 2016, toutefois, le profil P8 affichait une performance de 10% fin septembre. Puis, lorsque les rendements portant sur lensemble de lannée 2016 ont été dévoilés, certains épargnants ont pu être déçus, avec un rendement maximum de 7,10% pour 2016. « Nous considérons que nos résultats sont pertinents et très stables », répond Sébastien dOrnano. « Nos allocations sont diversifiées. Il peut donc y avoir des effets de marché ponctuels. Mais, sur le long terme, je pense que nous sommes dans le haut du panier : ceux qui nous ont fait confiance dès le début ont des gains de plus de 20% en cumulé sur les profils les plus dynamiques ! »
Un nouveau site, pas encore dappli, peut-être de la SCPI
Côté nouveautés, outre de nouveaux partenariats, à limage de celui signé à la rentrée avec Bankin, Yomoni pourrait sintéresser à des supports dinvestissement différents, mais plutôt à moyen terme : « La pierre-papier, ça fait partie des appétences des Français », déclare ainsi Sébastien dOrnano, sans confirmer ses ambitions concernant les fonds immobiliers du type SCPI ou OPCI.
En revanche, la fintech a profité de lannonce de ses résultats pour dévoiler un nouveau site web, que Sébastien dOrnano qualifie de « plus élégant, plus pédagogique, et vraiment pensé pour le mobile ». A quand lappli mobile, notamment pour les clients souhaitant sonder régulièrement lévolution de leur épargne ? « L'application, cela fait partie de la réflexion. A ce stade, je pense que la solution responsive suffit. »
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