Linstitut Think a interrogé trois populations différentes (1) à la demande de la convention Patrimonia : des conseillers en gestion de patrimoine, le grand public (des Français de plus de 35 ans), et des investisseurs avertis (particuliers catégorisés comme « investisseurs individuels actifs »). Une assez large majorité de sondés, toutes catégories confondues, savouent préoccupés par la question de la dépendance, pour eux ou pour leurs proches.
En revanche, les réponses divergent lorsquil sagit de choisir le bon placement pour se prémunir en cas de dépendance. Les Français de plus de 35 ans, donc le public le moins « averti » dans cette étude, cite en premier lieu les contrats dassurance dépendance et autres contrats de prévoyance. Cest dailleurs la seule famille de produit qui convainc une nette majorité du « grand public » pour prévenir la dépendance, avec un solde de réponses positives de +9.
Les investisseurs individuels font de ces contrats spécifiques leur choix n°2, derrière lassurance-vie et devant la complémentaire santé ou mutuelle salarié.
Lépargne bancaire ne convainc personne
Que conseillent les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) à leurs clients ? En premier lieu des produits dépargne dédiés à une retraite complémentaire (Perp, etc.), pourtant boudés par les particuliers. Les Perp ou autre contrats Madelin (solde de +51 chez les CGP) devancent de justesse lassurance-vie (+50) et les actifs immobiliers, dont la pierre-papier de type SCPI (+38). Les contrats « dépendance » ou prévoyance ne sont que le 4e choix des conseillers en gestion de patrimoine, quasiment à égalité avec lépargne salariale.
Les trois catégories de sondés saccordent toutefois sur un point : les produits dépargne bancaire (Livret A, LDD, PEL, etc.) ne sont pas adaptés à la prévention de la dépendance, puisquils obtiennent à chaque fois un solde de réponses clairement négatif.
(1) Sondage de l'institut Think pour la convention Patrimonia réalisé en ligne du 29 mai au 5 juin 2015 auprès de 736 Français de 35 ans et plus selon la méthode des quotas, ainsi quauprès de 460 investisseurs et de 207 professionnels patrimoniaux.















