Selon l’observatoire Cetelem de la consommation 2015, un quart des Français prévoient d’épargner cette année, contre 35% des Européens.

Pour la deuxième année consécutive, les Européens sont un peu moins enclins à épargner, selon l’observatoire Cetelem de la consommation 2015 (1). Ainsi ils ne sont que 35% à avoir l’intention de mettre de l’argent de côté cette année, contre 37% en 2014. Néanmoins l’enquête relève que ce chiffre reste supérieur à l’avant-crise (26% en 2008).

Les Européens ayant le plus l’intention d’épargner sont les Britanniques (47%, +6 points), les Portugais (46%, +11 points) et les Polonais (43%, -4 points). La France fait partie des « mauvais élèves », avec seulement 25% d’intention d’épargne, en baisse d'un point cette année.

Les dépenses priment sur l'épargne

L’enquête note dans le même temps que 35% des Européens ont l’intention d’augmenter leurs dépenses au cours des douze prochains mois, « une proportion stable par rapport à l’an passé ». En Slovaquie, 72% des habitants veulent accroître leurs dépenses (-6 points), 65% en Roumanie (-6 points) et 42% en Italie (+2 points). Dans le haut du tableau concernant les intentions d'épargner, c’est cette fois-ci le Portugal (35%, +6 points) et le Royaume-Uni (21%, -2 points) qui se retrouvent en bas de classement pour les dépenses.

Les dépenses priment sur l’épargne dans 9 pays sur 12, bien que l’observatoire assure que les « contraintes de pouvoir d’achat incitent tout d’abord à l’épargne de précaution. Ainsi, les Européens exposés à celles-ci sont 5 fois plus nombreux à prévoir d’épargner certainement (43%) que ceux n’ayant pas ou peu de contraintes de pouvoir d’achat (8%) ». Ce qui explique le cas du Portugal, « où la situation financière des ménages s’est le plus dégradée en cinq ans ». Quant au Royaume-Uni, bien qu’ayant l’intention d’épargner, l’enquête souligne le « très faible taux d’épargne brut des ménages » britanniques.

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Au-delà des intentions d’épargne, l’enquête souligne que plus d’un Européen sur deux (52%) considère que la situation financière de son foyer s’est dégradée par rapport à 2009. 16% des sondés l’estiment stable, tandis que 24% jugent qu’elle s’est « un peu améliorée ». L’étude précise également que « cette appréciation est fortement corrélée à la dégradation de la situation professionnelle et à l’impact du chômage ou de la rigueur salariale, mais tient aussi aux mesures prises pour désendetter les Etats ».

(1) Etude « Consommation en Europe : 2009-2014, les années qui ont tout changé » publiée par l’observatoire Cetelem de la consommation 2015 et réalisée par TNS Sofres par internet auprès de 8.719 Européens de 12 pays (Allemagne, Belgique, France, Espagne, Italie, Portugal, Royaume-Uni, Hongrie, République Tchèque, Pologne, Roumanie et Slovaquie).