Une mesure relative à la prime Macron figure dans le projet de loi sur le pouvoir d'achat qui a été présenté en Conseil des ministres le jeudi 7 juillet. Elle vise à tripler, sous certaines conditions, le montant maximum de cette prime qui permet aux employeurs de récompenser salariés, apprentis et intérimaires en fin d'année en profitant d'exonérations de charges et d'impôts. Elle sera examinée par l'Assemblée nationale le 18 juillet.

Le projet de loi « portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat » a été présenté en Conseil des ministres le jeudi 7 juillet. Parmi les mesures évoquées, on retrouve notamment l'augmentation des montants de la prime Macron, qui avait été mise en place fin 2018 après la crise des Gilets jaunes, rapporte Le Figaro.

Jusqu'à 6 000 euros

À l'heure actuelle, cette prime permet aux entreprises de verser en fin d'année à leurs salariés entre 1 000 et 2 000 euros défiscalisés et exonérés de cotisations. En 2021, 4 millions de Français en avaient bénéficié, pour un montant moyen de 506 euros par personne. Avec ce projet de loi, elle pourrait ainsi tripler, sous certaines conditions.

Son montant maximal passerait ainsi à 3 000 euros pour toutes les entreprises, et à 6 000 euros pour celles qui ont mis en place un dispositif d'intéressement. Seront éligibles à cette prime revalorisée les salariés, apprentis, intérimaires et agents publics dont le revenu mensuel moyen sur l'année était inférieur à trois Smic. Le versement de cette prime resterait cependant optionnel pour les employeurs.

Un texte en débat

Si la prime est exonérée de toute taxe pour les employés ayant des revenus inférieurs à 3 Smic, elle est soumise à l'impôt sur le revenu ainsi qu'à la contribution sociale généralisée (CSG) et à la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) pour les personnes se trouvant au-dessus du seuil, précise RTL.

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Cette mesure va ensuite être discutée à l'Assemblée Nationale à partir du 18 juillet. Sans majorité absolue, le gouvernement devra faire avec les différents partis d'opposition, ce qui signifie qu'elle pourrait largement évoluer, à l'instar de nombreux autres points de la loi sur le pouvoir d'achat qui suscite déjà d'importants débats à gauche comme à droite.

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